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Parodie : Grave Wars


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27 réponses à ce sujet

#21 Elindor

Elindor
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Posté 13 February 2012 - 14:50

Ah, tu me vois rassuré, Solo homo ça l'aurait pas fait :P Ca me fait penser à Scrubs, "Guys love, between two guys"

Sinon, j'ai eu froid rien qu'en lisant :o

#22 Yobwo

Yobwo
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Posté 27 February 2012 - 20:24

Benoîtement, je me suis rendu compte que la version originale du texte comprenait un manque de taille : le passage dans les astéroïdes ! Ni une ni deux, je me suis dis oh tant pis. Mais j'ai redouté les jets de caillasses et me suis attelé à un petit rajout qui, j'espère, ne trahira pas l'esprit de la parodie. Sur ce, je vous laisse découvrir les évènements et notamment la première apparition de la version tronquée de Yoda...


Bien plus tard, le prince Mazari traînant du côté du centre tactique, la nouvelle de la présence de l’Empire éclata. Dans l’espace, un nombre incalculable de destroyer attendaient le feu vert pour débarquer leurs troupes. Rapidement, un voix tonna en plein coeur du ciel, signe d’un message adressé aux assiégés.

« OUI… ALORS… HEU… JE VOUS AVAIS DIT DE VOUS MEFIER ! »

Pingouin était de retour et, bientôt, les premiers quadripodes se profilèrent à l’horizon. Les éclaireurs communiquèrent de suite leurs observations à la base, pareils à des résistants de la Seconde Guerre Mondiale.

« Le moineau a quitté son nid et s’apprête à fondre sur la banane ! Je répète : le moineau a quitté son nid et s’apprête à fondre sur la banane ! »

Le technicien-communication se leva d’un bond et beugla à qui voulait l’entendre :

« LES MECS ! ! ! Y’A UNE COUILLE DANS LE POTAGE ! ! ! »

Le message se répandit comme une traînée de poudre dans les méandres de la caverne. Yoh dormait tranquillement  quand le chambardement commença. Mazari le trouva immobile sur sa couchette. C’était une occasion de se venger de la dernière fois. Il se pencha à l’oreille du jedaille.

« DEBOUT LA-DEDANS ! ! ! »

Yoh fit ipso facto un arrêt cardiaque, on dut le placer en salle de réanimation. Pendant ce temps, les préparatifs battaient leur plein. Ackbar fit le bilan de la situation.

« Les impériaux nous retiennent au sol en attendant que leurs troupes détruisent le générateur. Après quoi ils bombarderont la planète. On va bourrer comme des malades au canon à ion pour ouvrir une brèche dans leur blocus. A vous de vous infiltrer. Rendez-vous au point de ralliement prévu. Bonne chance les mecs ! Priez que je revoie vos sales gueules ! »

Soudain une voix familière :

« T’as pas vu la tienne ! »
« Putain ! Il est pas mort cet enculé ? ! »
« Désolé chef. On sait pas comment il s’est échappé… et… heu »
« Laissez tomber, je m’en charge. Baissez-vous ! »

Ackbar jeta une grenade thermique qui pulvérisa l’insolent une bonne fois pour toute. Le Mon Calamari soupira.

« Ceci ne vaut pas une pendaison mais on s’en contentera »

Des grottes en apparence inoffensives jaillirent des dizaines de Snowspeeders. Ils partirent droit en direction du champ de bataille où les attendaient les AT-AT. Bon, comme une couille n’arrive jamais seule, les pitoyables lasers des Rebelles égratignaient à peine la coque des machines impériales. Yoh, peu réputé pour ses idées géniales, étonna son copilote en proposant le plan suivant :

« Ces immenses boîtes de conserve ont le défaut d’avoir des jambes. Donc… il suffit de les stopper en enroulant un filin autour ! »
« Hum… je suis impressionné… et d’accord ! »

La manœuvre fut parfaitement exécutée. D’un côté le copilote fixa de main de maître le filin à une des jambes hydrauliques, de l’autre, Yoh l’enroula en tournicotant sur place. Bien vite, le quadripode eut des difficultés à marcher et finit par s’écrouler. Une salve et il fut détruit.

« Chouette ! s’exclama Yoh, enfin un truc qui fonctionne exactement que comme je l'ai dans la tête ! »

Le copilote préféra s'abstenir de tout commentaire.

Pendant ce temps, le premier cargo avait franchi le blocus impérial. Histoire de ternir les choses, l’infanterie des Rebelles garnissait de plus en plus les semelles galvanisées des quadripodes, si bien qu’ils terminèrent la bataille vingt à trente centimètres plus élevés qu’au départ. Yoh, lui venait de subir un coup dur. En effet, son copilote avait littéralement explosé dans le cockpit, touché par un tir malencontreux. Il avait beau essuyer la vitre, rien n’y faisait : visibilité nulle. Toujours étourdi, il n’utilisa pas la Contingence et se planta dans la neige. Yoh sortit de l’appareil en rade et se dirigea vers un AT-AT. Il s’agrippa au ventre de la bestiole en métal et découpa un passage avec son sabre laser. Une grenade thermique et le tour était joué. Le grappin fut détaché, le garçon chuta et se brisa une jambe ( pas étonnant vu la hauteur !)

« Oh bon Dieu ! Je déguste… »

Tel un héros de film ricain, il rentra à la base, à pied, avec la jambe cassée comme s’il était en bagnole sur l’autoroute et pétant la forme. Là-bas, son Aile-G attendait sagement qu’il se décide à monter. D2-Arnaud trilla que merde, il aurait pu se dépêcher. Rapidement, le ciel devint noir et se garnit d’étoiles. C’est alors que Yoh modifia le cap, ce que le droïde remarqua de suite.

« On ne rejoint pas les autres, D2. Nous allons sur Dagobu. Huum ? Non, je ne suis pas devenu soudainement con. On va sur Dagobu, c’est Dany-Wan qui l’a dit »

Sur ce, il fila comme le vent.

L’Aile-G émergea de l’hyper-espace et plongea lentement vers la si mystérieuse planète (en apparence dénué du moindre intérêt, ce que D2-Arnaud ne cessait de clamer céans). L’atmosphère se révéla particulièrement pas pratique puisque pleine de brouillard opaque. Le chasseur échoua donc droit dans un marais pourrax. La jungle recouvrait tout, verte, humide et nauséabonde. Yoh sauta sur la berge tandis que D2, fort de son état de baril tomba comme une pierre dans la flotte. Un petit périscope indiqua que tout allait bien jusqu’au moment où un truc non-identifié entraîna le droïde au fond du marais.

« D2-Arnaud ! »

Rien.

« Oh, fais pas l’andouille ! »

Re-rien.

« REVIEEEEENNNNS ! ! ! J'ai peur tout seul la nuit... »

Que dalle de chez que dalle.

Soudain, un missile sortit de l’eau et s’incrusta dans un tronc. C’était D2 que le métal rendait non comestible. Yoh soupira.

« Tu m’as fait peur mon salaud ! »

Il posa son derrière sur une grosse racine et se prit la tête à deux mains.

« Merde… où je suis ? ! J’sais même pas qui je cherche… »

De la manière la plus impromptue qui soit, un petit gnome verdâtre avec du poil dans les oreilles fit son apparition. Il était très laid. Il examina les deux étrangers puis éclata de rire (un rire vicelard et aigu, sorte de couinement de souris écrasée par un trente tonnes ).

« Deux nouilles vous êtes ! ! »
« C’est un grand guerrier que je cherche, pas un nabot plus chiant qu’un dimanche après-midi à Barbezieux ! »

Le petit être se renfrogna.

« Personne par la guerre ne devient grand, je le saurais sinon ! Des conneries ce sont ou trois mètres dix je mesurerais ! »
« Dis-moi, comment tu t’appelles ? » demanda Yoh.

Le gnome bomba son torse minuscule avec fierté et déclara :

« Gouda »

Yoh réfléchit un instant comme quelqu’un chez qui une connexion se fait, sans savoir pourquoi.

« C’est marrant, ton nom est aussi nul que ta gueule… »

Le nain en fut dépité.

« Un connard tu es ! Aucune formation tu auras ! »

Yoh sursauta et s’exclama :

« Allez quoi ! Fais pas ta pute… y me faut cette formation ! Je veux devenir un Jedaille ! »

Le silence de Gouda fut insupportable. Yoh finit par lui choper le cou à deux mains et le secoua de toutes ses forces.

« Tu vas me former, satanique ! »
« D’accord ! D’accord ! Manger d’abord allons ! »

Yoh le posa à terre, visiblement calmé.

« O.K. »

Baïo Solo et consort étaient restés jusqu’au dernier moment puis ils avaient tous fui grâce au Coutre. L’espace envahit bientôt le pare-brise ainsi que la terrible flotte de l’Empire. La situation s’annonçait très délicate. Solo entama une série de manœuvres complexes pour se débarrasser des chasseurs impériaux.

« Attendez que je sème ces foutues boîtes de conserve et on pourra enclencher l’hyperdrive. Hum… presque… Ayé ! »

Un vague bourdonnement se fit entendre puis il cessa soudain. A la place ce fut le tableau de bord qui disjoncta en projetant des étincelles sur les pilotes.

« Putain ! ça brûle ! »
« Graaoooaarrr ! ! ! »

Ils sortirent les extincteurs et arrosèrent copieusement les commandes en feu. Cet incident leur firent oublier les Tailles toujours à leur poursuite. Un laser toucha la coque et fit trembler le Coutre. Mazari perdit l’équilibre et se fracassa le crâne contre un rebord quelconque. Il gisait inanimé sur le sol. Charles-3-PO se cramponnait à ce qu’il pouvait, manquant d’aller  se perdre dans les coursives. Baïo se jeta sur son siège et entreprit de rétablir la situation. Le virage fut rude. Chewbadéliaze décolla et s’encastra la tête dans une paroi, heureusement interne. Le Coutre Millenium virevoltait au milieu de ses poursuivants comme une toupie furieuse. Au prix d’une dextérité sans faille, le cargo attira tous les Tailles sur lui puis s’écarta au dernier instant. Les chasseurs explosèrent en un joli feu d’artifice. Baïo Solo soupira.

« Bon… je vais tenter une tactique suicidaire. Mais si elle marche, on aura un peu de temps devant nous »

Sur les écrans radar d'un croiseur situé non loin, un intenable point lumineux représentait le Coutre. Il se rapprochait de plus en plus. De plus en plus. Mais alors de plus en plus. Tant et si bien que le cargo traversa de part en part la salle de commandement et en émergea de l'autre côté, miraculeusement intact. Le bâtiment ennemi plongeait vers Pashoth,  en flamme, happé par son champ de gravité.

« Yes, un de moins ! » exulta Baïo.

Charles fit remarquer que, bien qu'efficace, la tactique demanderait un temps infini avant de porter ses fruits, vu la chiée de vaisseaux impériaux. En admettant qu'ils ne meurent pas tous avant.

« Ouais, t'as raison, on va essayer autre chose ».

Cette fois-ci, le Coutre se contenta d'entrer dans un champ d'astéroïdes. Une manœuvre mille fois plus suicidaire. Les officiers du vaisseau-amiral se félicitèrent de la débilité adverse. D'un la poursuite n'avait plus lieu d'être. De deux, les rebelles étaient voués à mourir là-dedans. Une jois sadique les envahit quelques instants, avant que Pingouin ne se pointe et déclare comme qui rigole :

« Heu... oui... heu... suivez-les ! »

Silence glacé. Il était sérieux ? Impossible. Mais droit comme I, le terrible Seigneur aviné pointait les astéroïdes funestes sans trembler. Bon ben, quand faut y'aller...

Les croiseurs explosaient par paquet de dix environ toutes les trois secondes. Une hécatombe pour un vieux cargo merdique. L'addition était salée. Aussi salée que le bol de cachuètes que Pingouin consommait, un guignolet-kirsch à la main. Parfois, un fragment d'arachide se coinçait dans sa grille de ventilation, entraînant une série de jurons hésitants. De son côté, Baïo faisait jouer ses réflexes afin d'éviter le pire. Le Prince s'était remis de son choc et hurlait comme une fillette à chaque passage d'un rocher spatial. Le contrebandier commençait à sauter.

« On va se poser parce que les vocalises de Farinelli, ça va cinq minutes ! »

Le Coutre visa un astéroïde immense et s'engouffra à l'intérieur d'un de ses cratères où une caverne leur tendait les bras. Le tas de ferraille put atterrir sans encombre. Joyeux d'avoir échappé à une annihilation précoce, 3-PO s'empressa d'aller prendre l'air. Il dévala la rampe d'accès et entra en contact avec une surface flasque et couverte d'un liquide dans lequel les jambes dorées se mirent à faire pschiiiiit !

« C'est incroyable la profondeur de cette piscine, je suis déjà à mi-cuisse ! »
« En fait, tu fonds ».

Sombre constat mazaréen. Il tira le droïde amputé de la mélasse. Sur ce arriva Baïo, l'air méfiant. Il se pencha, les doigts solidement arrimés au Coutre et prit un échantillon qu'il déposa sur le bout de sa langue. Il le goûta longuement puis s'exclama, formel :

« C'est du suc ! »
« Du suc ? Comment un astéroïde pourrait-il être sucré ? »
« Pas du suc'... du suc ! »
« Excuse-moi d'être débile, s'énerva le Prince en agitant les mains, mais c'est la même chose ! »
« Ah non, le suc' ça se met sur les crêpes ou les gauff'. Le suc, c'est un truc qu'on a dans le bide et qui dissous les aliments pour qu'on les chie après ».
« Charmant. Quel rapport avec ce qui se passe ? »
« Ben on est dans un bide ».
« Parce que les astéroïdes ont des bides ? »
« Faut croire. En tout cas, cassos, ça sent le déchlorure de potassium »

Immédiatement le Coutre fila hors de l'appareil digestif. Dans l'espace, personne ne vous entend roter.

Sorti d'un guêpier, les rebelles retombaient dans un autre. Les Impériaux n'abandonnaient pas. La troisième tactique de Baïo fut la bonne : il frôla un croiseur et s'y colla telle une punaise des bois. Il disparut des écrans radar que l'officier en charge regarda avec stupéfaction.

« Bordel ! Où est passé ce cargo de malheur ? ! »

Un autre officier s’approcha.

« Mon pauvre vieux… Pingouin va t’étrangler de ses propres mains ! »
« Je sais. Je vais le devancer »

L’officier fautif courut alors vers une passerelle et se jeta tête la première dans le vide. Il ricocha plusieurs fois contre les rambardes et la tuyauterie et termina sa chute bien des minutes après, plus semblable à du céleri rémoulade qu’à un humain. Pingouin quitta son transat.

« Heu… oui… heu… zut ! C’est de la triche ! Bon, je vais le remplacer par toi » dit-il à l’autre officier.

« Mais…heu…je… »

Réalisant son funeste destin et offusqué de sa malchance, il tenta lui aussi de se jeter dans le vide mais l’étreinte invisible du Seigneur Noir le stoppa à temps. Sa gorge se serra de plus en plus. L’air vint à manquer et, au final, les cervicales craquèrent. Pingouin quitta le pont l’air satisfait ( autant qu’il est possible de s’en rendre compte… ).

« On… heu… va manquer de personnel, si je continue »

#23 Elindor

Elindor
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Posté 01 March 2012 - 13:18

C'est pas du suc', bo'del ! :D
Le passage ajouté ne gache rien, au contraire ;)

#24 Yobwo

Yobwo
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Posté 15 March 2012 - 18:05

Où Yoh s'essaye au sport sans grande réussite et Baïo retrouve un vieux pote de bringue... bonne lecture !


Yoh courait depuis des heures dans le marais pourrax, Gouda perché sur ses épaules. La fatigue commençait à l’écraser ainsi que l’énervement.

« Bon sang de bois ! Quand vas-tu descendre de mon dos ? »
« Toi-tais et cours ! »

Il poursuivit encore une heure puis, à bout de souffle s’effondra sur le sol en haletant. Gouda tirait la gueule.

« Une merde tu es… Encore deux heures courir tu aurais dû ! »
« Lâche-moi… »

A vrai dire, Yoh désespérait d’arriver un jour à quelque chose. Jamais un compliment, que des insultes sur sa faiblesse physique ou sa débilité mentale, Gouda était un entraîneur dur. Mais il avait été prévenu : sa formation devait être pire qu’un discours d’une durée de vingt heures de Lord Durazzon, autorité en matière de quebracho et de pains de sucre argentins. Un enfer.

« J’y arriverais pas… je serais jamais un Jedaille ! »
« Enfin la vérité tu admets ! Pas trop tôt c’est ! »
« J’suis un minable ! Je serais jamais comme mon père ! ! ! »
« Pfff… Chouiner arrête de… Tiens, de la vase ton vaisseau sors plutôt »

Yoh se redressa et fixa la masse de l’Aile-G en train de sombrer.

« Oh non mais l'aut' hé ! Tu pouvais pas le dire avant !? »
« Active »

Le garçon ferma les yeux et se concentra. Il canalisa la Contingence et tendit son bras en direction de l’appareil. Celui-ci s’éleva lentement. Il parvint même à se dégager de l’eau saumâtre. Gouda écarquilla les yeux de surprise. C’est alors que Yoh perdit toute emprise sur le chasseur qui retomba lourdement dans le lac. Un flot de boue gicla sur les deux personnes présentes. Gouda disparut dessous. Un brouhaha étouffé se fit entendre.

« Te pourrir la vie je vais, misérable asticot ! Enfoiré ! Raclure de bidet ! Te déteste je ! »

Le gnome gesticulait comme un forcené. On ne l’avait jamais vu si énervé. Yoh ôta la boue de son maître. Ce dernier voulut remettre à sa place son crétin de disciple. Il claqua des ses minuscules doigts verts et l’Aile-G vint se poser sagement sur la berge. Yoh hallucinait grave.

« J’en reviens pas ! Comment avez-vous fait ? ! »

Gouda lévita à hauteur du jeune homme et avec la Contingence, il lui abattit plusieurs fois le visage sur la carrosserie du chasseur. Sonné, Yoh se remit debout, les yeux luisant de colère. Totalement envahi par la Contingence, il chopa le nain et shoota dedans de toutes ses forces. Le gnome verdâtre s’écrasa au loin dans des racines.

« Attention au… côté obs…cur ! » bafouilla-t-il.
« Ouais c'est ça… »

Malgré tout, une grande amitié virile naissait entre les deux… heu… enfin les deux.

Pendant ce temps, le Coutre demeurait collé à l’arrière d’un destroyer telle une sangsue sur John Rambo. Ainsi, les senseurs ne pouvaient pas le détecter. A l’intérieur, on se remettait des dernières émotions. Chewbadéliaze réparait la paroi qu’il avait ébréché, le prince Mazari restait assis, un bandage sur la tête, le droïde ne disaitt rien. Baïo reparut après avoir examiné l’hyperdrive.

« Bon, le truc est évident totalement foutu, vous l’auriez deviné… »
« Sympa, mais qu’est-ce qu’on va faire ? » demanda le prince.
« La seule solution, un peu culottée je l’admet, consiste à nous laisser dériver avec leurs ordures jusqu’à ce qu’ils se soient éloignés. J’ai repéré une planète proche on nous pourront faire réparer le Coutre. Il y a là-bas une colonie minière dirigée par un vieil ami »
« On peut lui faire confiance ? »
« Heu… on s’est pas vu depuis longtemps mais ça devrait aller »

Solo amorça la manoeuvre et le Coutre se détacha avec précaution de la coque blanche du destroyer. Sans s’éloigner, le cargo se dirigea vers la trappe d’évacuation des déchets. Il se fondit dans le flot putride puis, moteurs coupés, se laissa porter. Le Coutre quitta ainsi la flotte impériale et une fois à distance, repartit en direction de Blackos City sans s’apercevoir qu’un chasseur bien particulier les suivait à la trace : celui de Descat Fett, le célèbre chasseur de prime.

Yoh contemplait la jungle impénétrable de Dagobu, un entrelacs de lianes et de racines super péniblos. Vanné, il venait de remettre son uniforme et de boucler sa ceinture. Gouda surgit dans son dos.

« Bouh ! »

Il faillit avoir une crise cardiaque.

« Bougre de miasme purulent ! Tu pourrais prévenir quand tu débarques ! »
« Dans cette caverne rentres il faut que tu »
« Pourquoi ? Y’a quoi là-dedans ? »
« Toi seul peut le découvrir… »

Yoh eut une moue subite.

« C’est encore un de tes plans foireux ! Comme la fois où tu m’as dit avoir vu une femme nue. Quand j’suis allé voir, c’était un tricératops : j’ai jamais couru aussi vite de ma vie ! »
« C’était ton entraînement. De stratagèmes débiles il me faut user pour que tu te bouges un peu ! Va dans cette caverne. Le côté obscur y est très fort et l’affronter tu dois ! »
« Bon, bon… t'es lourd mais j'accepte »

Il s’exécuta non sans rechigner. La caverne en question était un trou sale dans l’herbe humide, une cavité peu avenante et même franchement repoussante. Yoh y glissa une jambe puis une autre. Ses mains cramponnaient une racine afin de ne pas tomber. Mais l’air étant humide, tout ce qui s’y trouvait aussi, racine incluse. La prise lui fila entre les doigts et le gamin se rétama au fond de la grotte. L’obscurité régnait. Il se remit debout et avança lentement. La roche l’attira tout particulièrement.

« Du Turonien ? ! Ce n’est pas bon signe… »

Effectivement, une silhouette menaçante se dressa près de lui.

« Heu… oui alors heu, que fais-tu ici dans ma cave ? »

Les murs se recouvraient d’étagères sur lesquelles reposaient de vieilles bouteilles de vin. Yoh crut défaillir. Pingouin en profita pour l’attaquer. Yoh para le premier coup, le deuxième et trancha net le cou de son adversaire à sa première offensive. La tête roula, dévoilant le visage à l’intérieur du casque.

« Mais c’est moi ! Mon dieu… la cuisine de Gouda me pèse sur l’estomac et sur la cervelle ! »

L’apprenti jedaille se rua hors de la caverne et dépassa son maître en trombe sans lui adresser un mot.

« Si effrayant était-ce ? » demanda Gouda, surpris.

Une voix résonna faiblement au loin.

« J’ai des gazs ! »

Le gnome secoua la tête de dépit.

Le Coutre entrait alors dans l’atmosphère de Blackos City et se dirigeait vers les quais. L’intercom grésilla comme prévu.

« Wah par Satan, décline ton identité et donne le motif de ta visite ! »
« Heu… je suis Baïo Solo et je viens voir mon ami Guimelando »

Il y  eut une petit silence puis le grésillement reprit.

« Bien. On va te transmettre les coordonnées. Respecte-les à la lettre, mec »

Baïo était dubitatif. L’auto-pilote s’enclencha et suivit les données transférées par la colonie.

« Ouvre une canette, patiente un coup et écoute-moi ce son ! » reprit l'intercom.

Une petite musique bien dark retentit dans les haut-parleurs.

« Foi de Solo, je connais ça ! The Rotten Flesh Band… y’a que Guimel pour écouter un truc pareil ! »

Le transit s’effectua tranquillement dans une atmosphère satanique de fin du monde. A travers les nuages finit par apparaître une ville flottante en forme de crâne. Les pistes d’atterrissage se trouvaient dans l’orbite droite. Une fois posés, le groupe descendit du Coutre. Un comité d’accueil patientait plus loin avec à sa tête un gars tout de noir vêtu, pâlot et gaulé comme une coquillette.

« Tu oses te pointer ici après ce qui s’est passé ! » gueula-t-il.
« Bein… heu… » hasarda Baïo.

L’inconnu s’approcha et serra Solo dans ses bras.

« Satanique, que j’suis content de t’voir, vieux métalleux ! »
« Moi aussi. Glad… »
« …as a corpse ! Ah ! Ah ! T’as pas changé ! Viens, tu me raconteras tout à l’intérieur »

Baïo, Mazari et le droïde entrèrent dans la cité, talonnés par Chewbadéliaze. Les deux potes n’arrêtaient pas de se charrier entre deux histoires. Le contrebandier était surtout étonné des nouvelles responsabilités de son pote.

« Les choses changent… j’ai une chance et je l’ai saisi. Bon, je fais un peu bureaucrate maintenant mais, t’inquiètes, j’ai pas renié mes origines ! Ma gratte ne repose au fond d’une décharge, plutôt crever ! »
« Je m’en doutais… sacré toi ! Toujours aussi obsédé par tout ce qui a un manche, une caisse de résonance et quelques cordes… »
« J’utilise ni violon, ni contrebasse, ni… »
« Oh ! t’es lourd ! Tu m’as compris… »

Tandis que la visite continuait, Charles-3-PO se traînait tant bien que mal derrière les autres, la faute à des articulations grippées. Une porte s’ouvrit à côté de lui, sans explication. Il décida de jeter un coup d’oeil et tomba nez-à-nez avec on ne sait quel stormtrooper. Toujours est-il qu’il n’avait rien à foutre ici et qu’il ne se gêna pas pour éparpiller le droïde aux quatre vents. Chewbadéliaze, qui avait entendu du bruit, se retourna mais il ne vit rien. Plusieurs jours passèrent dans le luxe, le calme et la volupté de riffs et de solo de batterie bien crades. Charles-3-PO n’était toujours pas reparu.

Ce coup-ci, Yoh se trouvait la tête en bas, en équilibre sur les mains. Grâce à la Contingence, il soulevait des pierres, Gouda et D2-Arnaud. Une belle perf’ ! Le flux énergétique coulait en lui. Son esprit eut soudain un flash. Mazari et les autres étaient en danger. Il se déconcentra et tout retomba au sol.

« J’ai vu mes amis ! Ils étaient en danger ! Il faut que j’aille les sauver… »
« Et ta formation abandonner… » précisa le nain.

Yoh l’embrassa sur le front.

« Merci ! Je savais que tu serais compréhensif ! »

En un éclair il était monté dans son Aile-G et avait quitté l’atmosphère de Dagobu en direction de Blackos City. Gouda jeta son bâton de colère.

« Jeune con ! »

#25 Nirvana

Nirvana
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Posté 16 March 2012 - 09:52

J'adore Gouda ! Ses répliques resteront à jamais gravées dans ma mémoire !

#26 Elindor

Elindor
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Posté 02 April 2012 - 13:30

Jeune con ! :D

Au fait, si je commente pas, tu postes pas la suite ? Mon courroux tu risques, Yoyoh...

'Tin, d'un coté, t'es en train de ruiner un de mes cultes :'(

#27 Yobwo

Yobwo
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Posté 27 July 2012 - 19:04

Faudrait ptêt quand même que ça se termine cette affaire... accrochez-vous, la parodie reprend et le meilleur est encore à venir ! Ruine ou pas ruine, Star Wars boira le calice jusqu'à la lie ;)


Baïo et le prince glandait dans le salon de leur appartement en compagnie de Chewbadéliaze qui avait réussi à retrouver Charles-3-PO. Il gisait en kit dans une boîte en carton. Mazari n’aimait pas ça.

« Ton tepo me semble louche… J’aime pas sa guewle ! »
« Normal. Un mec dark, ça fait toujours la même impression la première fois »
« Non, non… on dirait que son visage à été taillé à la scie sauteuse. Pis il a un regard bizarre… mi-lubrique, mi-pas bien… »
« Pfffff ! tu ferais mieux de te taire, céans ! »

La discussion fut close. Personne ne prononça un mot avant que Guimelando ne fasse son apparition.

« Je vous convie à un repas, ma foi fort sympathique : pizza surgelé à volonté ! »

Guère emballés, nos héros suivirent néanmoins leur hôte qui les mena dans un dédale de couloirs, dédale qui déboucha sur une porte. Le pan d’acier se souleva brusquement. Baïo eut un sursaut, Chewbadéliaze montra les crocs.

« Pingouin ! ! ! »

Le contrebandier tira plusieurs salves de son blaster. Les traits ricochèrent sur la paume du Sith.

« Heu…oui… alors ce n’est pas gentil parce que ça brûle ! »

Les stormtroopers maîtrisèrent le groupe de Rebelles. Mazari foudroya du regard le blackos.

« Hé ! Ho ! J’avais pas le choix ! C’était la trahison ou l’exécution par injection de piquette ! Paraît que quand le Calissou atteint le cerveau, ton crâne explose ! »
« Garde tes salades, Judas ! »
« Ben non, moi c’est Guimel… »

Pingouin déclara :

« Alors… heu… conduisez ces personnes dans leur cellule ! »

   Baïo Solo avait été attaché à une planche de bois noire. Il ne pouvait pas remuer le petit doigt tant on l’avait odieusement saucissonné. Il se débattait néanmoins.

« Tas de chacals ! Vous me le paierez… Humpf… hé merde ! Comment j’vais expliquer ça à toutes mes fans ? Toutes ces petites bombes auxquelles je n'aurais pas goûté... »
« Oui… heu… alors, c’est pas grave, vous serez mort bientôt ! » lâcha Pingouin en entrant.

Deux Stormtroopers se mirent en action. Le premier posa un casque sur les oreilles du contrebandier, le deuxième brancha un lecteur CD. Baïo s’agita violemment.

« Ah les salauds ! J’aurais du m’en douter ! Lâches ! Sans-coeur ! Malheur à moi… »

Dans la cellule non loin, Mazar, Chewbadéliaze et ce qu’il restait de Charles-3-PO entendirent les hurlements insoutenables du général Solo soumis aux affres de la vieille chanson française. Le supplice se poursuivit pendant trois longues heures. Peu après, la porte de la cellule s’ouvrit et Solo fut jeté au sol. Mazar se précipita vers son compagnon tout flasque.

« Que s’est-il passé ! Répondez ! Répondez ! »
« Aaargh… quel ramassis d’enculés… “La tacatacatique du gendarme” en boucle… »
« Effectivement… c’est vache »

Chewbadéliaze émit un grognement de dégoût.

De son côté, Yoh s'approchait de Blackos City plein d'appréhension et de colère. Que Pingouin touche à ses amis et il comprendrait sa douleur ! Cependant, première information palpable ou plutôt non : la colonie était super vide, genre Angoulême le dimanche après-midi. L'aile-G amorça une descente prudente puis se posa tranquillement. Yoh en sortit armé de son sabre laser et de D2-Arnaud, bien que le premier soit vachement plus pratique pour tailler un mec. Il est vrai néanmoins que D2 peut, si l'occasion se présente, sortir sa petite scie circulaire et raboter un genou qui traîne. Les couloirs étaient déserts ( tiens, l'impression se confirme ! ). Bien plus loin, Pingouin discutait avec Descat-Fett et Guimelando.

« Oui, alors heu... le prince vient avec moi et Solo ira se faire cryogéniser la gueule, après quoi... heu... le chasseur de primes l'emmènera où il veut, je m'en fous »
« Et le Wookie ? » demanda Guimel.
« Il regardera son ami geler comme un baigneur au mois de janvier puis il sera défenestré ! »

Le gérant de la colonie s'étrangla.

« Quoi ?! Mais la planète est une géante gazeuse ! Il tombera sans arrêt jusqu'à qu'il s'étouffe puis explose en de multiples touffes de poils bruns ! »
« Heu... je n'y avais pas pensé, murmura le boîte de conserve de turonien, ce sera plus marrant que je ne l'aurais imaginé ! »
« Et le prince Mazari ! Vous avez dit que je la garderais ici en sécurité ! Vous changez les termes du contrat ! »
« Soyez heu.... content que je alors heu... ne vous emplisse le cerveau de Felissou ! »

Guimel eut un hoquet d'horreur.

Ainsi il fut fait, on convoya Solo dans la chambre de réfrigération avec tous les autres.

Descat-Fett eut un hochement de tête désapprobateur.

« J'ai pas trop envie que ça le tue quand même ! »
« Oui heu... pas de risque ! Par contre évitez de le mettre dans un verre de Cognac une fois congelé où il ne vous restera qu'un peu d'eau au fond »

Baïo se retrouva contre son gré dans un trou. Y faisait déjà vachement froid. Solo regarda impuissant d'horribles petites bestioles tripoter les commandes de la machine. Ses yeux fixèrent ensuite ses compagnons.

« Un dernier heu... mot ? »
« Enculé ? »
« Oui alors un autre ! »
« Connard fini ? »
« Heu... non plus »
« Fiente de porc macérée dans du cointreau ? »
« Restons-en heu.... là ! Congelez l'insolent petite être... heu... moche ! »

Le sus-nommé actionna le levier et un jet blanchâtre recouvrit Solo qui réapparut, gris, pris dans la carbonite et aussi solide qu'un bout de turonien.

« Gronnnffffwarrrrrrgh !!! »
« Je sais Chewie, souffla Mazari, il est vachement moins sexy maintenant »
« Brouargfff ! »
« Nan, je ne suis pas devenu homo, c'est une simple constatation »
« Brouf.... »

Yoh déambulait depuis deux heures dans les couloirs vides de Bespin. Il commençait à sauter.

« Satanique ! Mes mollets vont finir par doubler de diamètre si ça continue ! »

Il emprunta une trentaine de nouveaux escaliers avant de déboucher sur énième couloir. Au moment où ses appendices post-jambiers allaient imploser de dépit, il aperçut le convoi de Stormtroopers amenant l'apéricube Solo jusqu'au Slave-One. Mazari et Chewie le virent aussi et ils se mirent à crier, aidés par Charles-3-PO accroché au dos du Wookie dans son inconfortable situation de Gundam facile-à-monter, sans colle et sans intérêt.

« Fouargabourfffffffff !!!!! »
« Ne viens pas ! C'est un piège ! »

Ce à quoi Yoh répondit le plus naturellement du monde :

« Attendez, j'arrive ! »

#28 Elindor

Elindor
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Posté 04 September 2012 - 09:38

C'est exactement ça ! C'est un piège, j'arrive ! :D

Donc, c'est un glaçon, un apéricube pas super sexy, le Solo...

Et la romance masculine s'amorce *peur*

Next et fin du tome 2 qui est au fait le 5 mais qu'on appelle 2 parce qu'on a pas les 3 premiers ?




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