Chronique des De Palombe : Le félin et l'oiseau |
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Chronique des De Palombe : Le félin et l'oiseau |
13/05/2008, 20:43
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
Et oui me revoilà. Encore ! diront certains. Et je m'en excuse d'avance
Mais voici la suite de l'histoire de ma rôdeuse, Kitty de Palombe dans l'univers de Guild Wars. Pour ceux qui arrivent ici, je conseille tout de même fortement de lire le premier volet de cette aventure pour mieux comprendre ce que je vais baragouiner ici. C'est assez long, je vous préviens. Pour ceux qui connaissent, j'espère que cette nouvelle partie vous plaira et que vous prendrez du plaisir à la suivre. J'ignore encore où cela va me mener, mais j'espère y arriver quand même ^^ à quoi ? vous le saurez sans doute assez vite. Voici donc la première partie du Félin et l'oiseau. Bonne lecture 01 « Reste là mon grand et surtout tu ne bouges pas d'accord ? je reviens te chercher ! » « Papa attends ! » « Non non non tu restes là ! Tu ne bouges pas d'un pouce, c'est clair ? » « Mais… » « Je reviens te chercher promis » L'homme ferma la porte et la lumière disparut. Il faisait noir dans ce placard et terriblement chaud. Mais le jeune garçon obéit et resta sans bouger, les bras autour de ses jambes repliées. Soudain, il eut des cris. Il reconnut la voix de sa mère mais ne comprit pas ce qu'elle disait. Puis des bruits atroces, des bruits craquants et gluants. Il se couvrit aussitôt les oreilles, paniqué et se mit à se balancer d'avant en arrière pour ne surtout pas entendre ce qui se passait de l'autre côté de sa cachette. Puis enfin, ce fut le silence. Le jeune garçon sembla se réveiller d'une étrange léthargie, le corps en sueur. « Papa… ? » Il poussa doucement la porte du meuble et jeta un œil à l'extérieur. Il ne vit qu'une seule chose : l'énorme flaque de sang qui entourait la tête d'un homme déjà mort. « PAPA ! » _Ah ! Le petit garçon avait grandi. Maintenant âgé de 23 ans, il était allongé sur cette couche, le visage en sueur et la respiration difficile. Il eut du mal à retrouver ses sens, un bras sur le front. Le soleil perçait à peine par l'une des meurtrières. Il prit alors le temps de souffler et referma un instant les yeux, la gorge sèche. Il entendit l'un de ses voisins se retourner en marmonnant des mots indicibles pendant son sommeil et comprit qu'il ne se rendormirait pas. Il repoussa alors le drap léger qui lui servait de couverture et se redressa au bord de son lit pour se passer une main sur le visage, encore un peu sonné par son cauchemar. Tout le monde dormait encore autour de lui. Il se saisit alors silencieusement de ses affaires et quitta le dortoir sans faire de bruit. Il gagna les douches installés en extérieur pour les hommes et actionna la pompe pour aspirer l'eau au fond du puit. Cette dernière jaillit en hauteur et lui frappa le visage. Il repoussa ses cheveux des deux mains et laissa cette eau fraîche le soulager de cette torpeur qui lui envahissait les membres après ce genre de nuit agitée. Le soleil d'Elona continua de se lever à son rythme et écrasa bientôt les dunes de Kamadan de sa chaleur quotidienne. Horus attrapa les morceaux de son armure et s'habilla, les cheveux déjà quasiment secs. Il ferma le coffret de métal qui lui couvrait le torse, serra le cordon qui tenait le jupon et finit de tourner les lacets de ses sandales par des gestes machinaux, comme tous les matins depuis qu'il était entré au sanctuaire. Il nettoya la douche pour le prochain arrivé et retourna dans le dortoir pour aller ranger ses affaires. Deux de ses camarades se réveillaient seulement, le visage encore ravagé par le sommeil. _Toujours le premier debout hein ? se moqua gentiment l'un d'entre eux en le saluant, tu nous préviens quand arrive le lieutenant ? _…comme d'habitude. _Eh !…eh Horus. Soda, le deuxième camarade lui fit signe d'une main en parlant à voix basse pour ne pas réveiller ceux qui dormaient encore. _Ça va ? T'es tout blanc. _Oh sans rire ? Les deux parangons pouffèrent doucement de rire mais Soda redevint sérieux un instant. Horus le rassura d'un petit sourire puis fit demi-tour en se massant la nuque encore douloureuse. Il quitta le bâtiment affecté au dortoir et s'en alla dans celui qui contenait la salle des armes. En cette heure matinale, il croisa que peu de monde et put aller chercher son javelot, accroché comme les autres sur le présentoir de bois. Il avait pour habitude de s'entraîner seul dans une arène affectée à cette activité. Les lanciers du soleil étaient des militaires d'élite et il ne tenait surtout pas à être distancé par ses semblables. Etre le meilleur non. Mais dans le trio de tête oui. Rien de mieux pour garder de la marge sans pour autant récupérer toutes les responsabilités. _Han ! Il lança son premier javelot de la journée et ce dernier toucha le mannequin de taille qui ne réagit évidemment pas à cette attaque tendancieuse. Il ouvrit la main et son javelot réapparut pour être de nouveau lancé. Totalement concentré sur la cible, il ne vit pas la silhouette qui apparut sous les arcades et qui le regarda faire pendant de longues minutes sans jamais intervenir. Il lança assez de javelot pour totalement engourdir son bras et décida de passer à autre chose. Il ouvrit alors les bras et se mit à chanter d'une voix éclairée. De magnifiques ailes blanches jaillirent de ses épaules et le soulevèrent du sol pendant quelques secondes. Le mannequin de paille s'enflamma alors bien qu'il n'ait lancé aucune boule de feu ou autre magie de ce type, et il reposa les pieds au sol, hypnotisé par les flammes qui dévoraient la paille telle une mangrove sur un morceau de chair. _Belle performance. _Je… ! Il vit volte face, agacé par cette intervention non autorisée sur son territoire, mais son visage se radoucit dès qu'il réalisa qui venait de sortir de l'ombre. Il se mit alors aussitôt au garde à vous, le poing sur la poitrine. _Tes ailes sont toujours aussi blanches, c'est très impressionnant. _Maréchal Kormir. _Repos, repos Horus. Il est bien trop tôt pour s'enfermer dans ce protocole. Le jeune homme obéit, quoique toujours un peu tendu face à sa supérieur hiérarchique. Kormir traversa l'aire d'entraînement d'un pas tranquille, auréolée par les rayons du soleil qui lui frappait la nuque. Elle s'arrêta à quelques mètres du jeune homme et lui sourit simplement pour l'aider à se détendre. La plus haut gradée parmi les lanciers était une femme humble et noble qui aimait entraîner de jeunes recrues tel Horus. C'était elle qui l'avait retrouvé alors qu'il était encore enfant, errant dans les rues d'Issnur après l'assaut de son village par les corsaires désireux de voler le produit de la pêche soit disant effectuée sur leur territoire. Muet, choqué, sale au possible, elle l'avait recueilli parmi les siens pour faire de lui un lancier, afin de lui offrir une autre vie que celle vouée au vagabondage et au vol. _Tu devrais m'accompagner pour ma prochaine sortie, déclara-t-elle simplement en jetant un œil sur le mannequin qui était bientôt totalement dévoré par les flammes, ta voix porte loin. _…je serai honoré mais j'ignore si… _Horus. Le jeune homme tressaillit mais Kormir eut un large sourire en secouant simplement la tête. _Je te demande de m'accompagner, pas de m'épouser, se moqua-t-elle en riant légèrement, je dois aller faire une tournée près de l'ancienne cité. Rien de très officiel. Juste question de rassurer les marchands et les érudits de l'Astralarium. _Des soucis ? _Je l'ignore encore. Mais sans doute rien de grave. Alors, ça t'intéresse ? _Et bien… Il eut une mine ennuyée en pensant à ses camarades de chambrée. Kormir secoua simplement la tête et commença à faire demi-tour. _Rendez-vous à la grande salle des lanciers dans une demi-heure. Préviens tes amis que pour une fois, tu ne seras pas là pour les avertir de l'arrivée du Lieutenant Jek. Compris ? Le sourire qu'elle arbora étonna le parangon qui se sentit penaud d'être aussi limpide à ses yeux. Elle le connaissait, elle savait qu'elle l'intimidait toujours autant. Pourtant, face aux autres, il était droit et sûr de lui. Mais la Maréchale lui avait sauvé la vie. C'était différent. Il ne pouvait pas se montrer aussi autoritaire devant elle. _Comment ça tu sors ? et l'entraînement du lieutenant alors ? _Plus tard. La Maréchale m'a proposé de l'escorter jusqu'à l'Astralanium. _Elle t'a proposé, rien que ça ? _C'est bon, d'accord ? La prochaine fois, levez-vous plus tôt. Il noua les cordes de sa giberne et l'accrocha à sa ceinture d'un geste franc. Il leva les yeux quand il se sentit visé par les autres parangons du dortoir. _Je n'ai rien demandé. _C'est bien connu que tu es son préféré, railla d'entre eux en enfilant le torse de métal qui devait le protéger, t'as fait quoi pour qu'elle accepte de t'emmener hein ? _Il l'a peut-être supplié à genoux, qui sait ? Des rires se firent entendre autour de lui. Il serra les dents en attrapant son javelot posé contre le mur mais s'arrêta quand l'un d'entre eux vint lui barrer la route. _Eh Horus le Blanc, on te cause ! T'as fait quoi pour attirer ses faveurs ? tu as pleuré dans ses jupes comme un fiston à sa maman ? _Oh c'est bon les gars, arrêtez de le charrier. _Et toi arrête de prendre sa défense, siffla le lancier en direction de Soda, allez Horus, crache le morceau. Le jeune homme le regarda dans les yeux et l'attrapa violemment par le col. Les lanciers se figèrent, mais le parangon reposa l'imbécile sur le côté après l'avoir bien regardé dans les yeux. _La prochaine fois, lève-toi plus tôt, peut-être qu'elle te choisira. Quoique… Il se retourna une seconde, un sourire victorieux aux lèvres. _…j'ai des doutes. Soda intervint à temps pour empêcher son adversaire de lui sauter dessus, mauvais. Il se dépêcha ensuite d'attraper son arme et courut après son camarade qui marchait d'un pas rapide sous les arcades de pierre. _T'es fou de les provoquer comme ça ! Tu cherches à te faire lyncher ou quoi ? Horus s'arrêta et lui fit face, nerveux. _Ces types m'en veulent simplement parce que je ne suis qu'un simple fils de pêcheur. Je ne vais pas ne plus m'excuser de la confiance que me témoigne Kormir. J'effectuerais toutes les missions qu'elle me donnera, et ce au nom des Lanciers. Qu'ils me remercient au lieu de me cracher dessus. _Horus. Il revint en arrière après avoir fait quelques pas et soupira en se passant une main sur le visage. _Merci Soda. Tu es un ami. Mais si j'étais toi, je ferais attention à ces types et à leurs manigances. Ils sont prêts à tout pour se faire remarquer par le Grand Conseil. Tout et n'importe quoi. _Je sais…et je te retourne le conseil. Fais attention de ne pas te brûler les ailes ! Le jeune homme eut un simple sourire en lui tapotant l'épaule d'une frappe virile et retourna sur ses pas en accélérant un peu sa marche. Il ne devait surtout pas arriver en retard. _Te voilà. _Pardon, j'ai été retenu. _Ce n'est rien, allons-y. La maréchale prit les devants, déjà accompagnée par quatre recrues d'un autre régiment. Horus fut déçu de ne pas être le seul appelé mais se rassura en réalisant qu'il était le plus gradé. Il avait donc l'autorisation de leur donner des ordres en l'absence de leur supérieure. _Ce n'est pas très loin, nous y serons rapidement. Ils marchèrent à allure de croisière, souvent salués par des villageois et des enfants qui jouaient dans les plaines sablées aux alentours des berges du fleuve qui donnait sur la mer. Les lanciers étaient très bonne réputation à Istan comme dans le reste du monde d'Elona, et Kormir était celle qui était la plus reconnue d'entre tous. Voyager à ses côtés était une réelle preuve de reconnaissance pour le simple fils de pêcheur. Ils traversèrent ainsi le courant d'eau en faisant tomber quelques écailleux belliqueux et gagnèrent l'Astralarium, un petit avant poste envahi par les voyageurs de passage et les érudits désireux d'étudier les plantes nombreuses dans cette partie de l'île avec les marécages avoisinants. _Un petit groupe de corsaires aurait été vu non loin d'ici, alors restez prudents. « Des corsaires » Horus fronça les sourcils : il comprenait mieux pourquoi elle lui avait proposé de venir avec elle. Elle savait mieux que quiconque la haine qu'il portait à ces individus. _Que venons-nous faire ici exactement Maréchale ? _Une petite inspection de routine. On m'a fait état d'une inscription étrange apparue sur un mur il y a peu. _Une inscription ? _Oui. Cherchez bien autour de vous, je vais de ce côté. Kormir s'éloigna quelque peu pour contourner le bâtiment de l'Astralanium, armée de son javelot et de son bouclier et laissa Horus prendre la suite des opérations. Bien qu'il ignorait ce qu'elle cherchait vraiment, il demanda à ses acolytes de fouiller les environs d'un air qui imposait le respect. Ces derniers lui obéirent sans poser de question et commencèrent leur prospection, le nez en l'air. Le parangon regarda autour de lui d'un air méfiant : il n'était pas tranquille. Une sorte de pressentiment qui l'empêchait de se détendre. « Que… ! » Le craquement d'une branche asséchée par le soleil tapageur lui fit faire volte-face et il devina des ombres qui se cachaient derrière les plantes des marécages en attendant de leur tomber dessus sans prévenir. _Corsaires à vue ! Formation immédiate ! Les lanciers qui le suivaient revinrent aussitôt sur leurs pas, armes en main. Vendus, les corsaires sortirent de leur cachette et lancèrent leur filet d'attaque tout en poussant des cris de bête. _En arrière ! Horus lança un javelot précis qui attrapa le filet au volet et le planta au sol au pied du marin défroqué. L'une des femmes fit tourner sa faux et lança un enchantement qui protégea ses camarades contre les jets de foudre d'un de leur ennemi. Horus profita de cette protection pour s'élever dans les airs et lancer sa voix au loin pour que son chant couvre tous les corsaires présents. Ces derniers partirent en torche et poussèrent des cris de terreur quand le lancier guerrier termina de les assommer, rigoureusement suivi par une jeune moniale légèrement mise sous pression. Horus revint sur terre et acheva un survivant d'un coup de javelot dans la poitrine. _Ne vous déconcentrez pas ! déclara-t-il envers ses hommes qui soufflèrent de soulagement une fois la bataille terminée, il peut y en avoir d'autre ! _Détendez-vous lieutenant, vous les avez tous mis à terre. _Maréchale ! Kormir revint d'un pas rapide et parut soulagée de voir que tous les lanciers étaient en bonne santé. Ils mirent aussitôt au garde à vous mais elle les libéra en jetant un coup d'œil aux corsaires encore en vie. _Vous avez très bien agi, mes félicitations. Amenez ces hommes au poste de garde de l'Astralanium, qu'ils soient interrogés dans les règles sur leurs dernières effraction. _A vos ordres. Et pour votre inscription ? _Je l'ai trouvé, n'ayez crainte. Nous y reviendrons plus tard. D'abord ces corsaires. Horus acquiesça bien qu'il n'était pas vraiment sûr qu'elle ait effectivement trouvé ce qu'elle cherchait. Il aida les jeunes recrues à amener leur prise jusqu'au poste des lanciers le plus proche, pensif. Il aimait donner des ordres et sauver la vie de ses compagnons. Cela lui donnait l'impression de vivre pleinement et utiliser ses capacités au mieux, comme on lui avait toujours appris. Et si finalement il était appelé à de plus hautes fonctions ? _Horus ? _Madame ? Kormir lui sourit en le devinant très sérieux. Il était toujours aussi autoritaire avec lui-même. _Tu as fait du très bon travail. _Merci. _Je sais que tu t'imposes de discipline de fer et je pense qu'elle commence à en porter les fruits. A notre retour, nous devrons en discuter. _Comme vous voudrez. Il la salua poliment puis s'en retourna pour aller chercher ses camarades lanciers. Kormir garda le sourire avant de s'assombrir. Cette statue en ruine qu'elle avait effleuré tout à l'heure émanait d'une étrange aura…et si elle avait fait une erreur ? |
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14/05/2008, 12:42
Message
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
La suite où Kitty est enfin reviendue ^^ Bonne lecture
02 « Le 6e œil…le 6e oeil va s’ouvrir…prends garde… » _Que ! Un sursaut et Kitty se réveilla, une feuille de parchemin collée sur la joue. _Rha zut… Elle la retira en grimaçant et réalisa qu’elle s’était encore une fois endormie sur son bureau. Elle se laissa tomber contre le dossier de sa chaise et s’étira longuement, l’esprit encore en sommeil. Elle se massa les reins et jeta un œil à ses côtés. Alek dormait tranquillement allongé sur le flanc, les moustaches redressées. Elle eut un large sourire en voyant le bout de ses pattes bouger en cadence. Monsieur était en train de rêver. _…quelle idée aussi… Elle rangea les parchemins qu’elle avait passé la nuit à parcourir et quitta sa chaise pour remarquer que le lit voisin du sien était vide. Les draps n’avaient même pas été touché. _Devona ? Elle regarda par dessus la rambarde de bois qui délimitait l’étage des chambres du rez-de-chaussée et leva bientôt les yeux au ciel en devinant une masse gisante sur ce qui pouvait leur servir de canapé. _C’est quoi cette fois ? demanda-t-elle assez fort pour se faire entendre de son amie. _Ggnn…un défi… La guerrière poussa un gémissement de douleur, un linge posé sur les yeux alors que Kitty descendait les escaliers en faisant claquer les talons de ses bottes. _Petit Tom j’imagine. Il n’y a que lui pour te mettre dans cet état. _Aaaahh… Elle souleva le tissu qui protégeait le visage de sa camarade et la vit à moitié mourante sous les effluves d’alcool. _Combien ? _…24… _24 bières de nain ?! mais tu es folle ! _Aaahhhh crie paaasss ! Kitty soupira et garda le tissu dans la main avant de se diriger vers le bac d’eau qui leur fallait réchauffer pour leurs ablutions. Elle le plongea dedans et l’essora un bon coup pour revenir près de son amie. _Tiens mets ça, ça ira mieux. _Aaahh je t’aime. _Mais oui mais oui, se moqua l’archère en secouant la tête, et après, tu t’étonnes que les gens se trompent sur notre relation avec des déclarations pareilles. La guerrière préféra ne pas répondre pour profiter de cette fraîcheur posée sur son front douloureux. Kitty eut un sourire amusé et remonta les marches sur la pointe des pieds pour prendre des affaires de rechange. Alek ouvrit alors un œil puis bailla de toute sa longueur avant de d’étirer ses quatre pattes. _Sincèrement, tu devrais arrêter ces défis complètement stupides. Ça ne fait rien de mieux que de te rendre malade. _Mais-euh ! protesta l’intéressée d’une voix étouffée comme une enfant, c’est lui qui a commencé ! Il en allait de ma réputation ! _Ta réputation ? pouffa la rôdeuse en ravivant les flammes de la cheminée pour réchauffer l’eau, qu’est-ce qui ne faut pas entendre… _Je suis une Elue d’Ascalon ! J’ai tué la Liche ! _Et tu t’es saoulée à l’auberge du coin, tu as tout à fait raison…cela doit être à tout prix marqué dans tes mémoires. _Moque-toi, allez, vas-y… Kitty se contenta de sourire et commença à se déshabiller pour se plonger avec délectation dans le bac d’eau chaude. Elle étira ses jambes et ferma les yeux un instant pour délasser ses muscles ankylosés par une nuit passée sur une chaise, tandis que Devona continuait de grogner sa douleur, les bras en croix comme s’ils étaient devenus trop lourds. Ça plus son armure, elle avait belle allure, affalée ainsi comme un paquet abandonné. Alek descendit les escaliers d’un petit bond et trotta jusqu’à l’ouverture laissée pour lui près de la porte d’entrée pour aller faire son petit tour matinal. Kitty plongea la tête sous l’eau et retint sa respiration pour profiter de cet état afin de méditer sur les bulles qui remontaient à la surface. « Le 6e œil…le 6e œil va s’ouvrir…fais attention… » _Ah ! _Eh ! Elle se redressa violemment en éclaboussant les alentours et repoussa ses cheveux des deux mains, le souffle court. Devona grimaça et se secoua un peu, quelque peu arrosée par l’eau projetée par accident. _Ça va ? _Je…oui…je crois… _Encore ta conscience qui te parle ? La guerrière subit un regard noir et se massa la nuque en tentant de s’asseoir au bord du canapé. Kitty prit une longue inspiration et attendit quelques minutes avant de préférer finir ses ablutions et attraper les morceaux de son armure pour sortir de là. _Sérieusement, reprit Devona avec sérieux en la devinant troublée, ton « double » a fait des siennes ? _Non…ce n’était pas elle. Enfin moi. Enfin, tu m’as comprise. _Brill ? _Je n’en suis pas certaine. Elle serra le bandeau qui tenait son front et repoussa ses cheveux encore mouillés pour les sécher d’une serviette. Elle se posa sur un tabouret pour les agiter de mains agiles, les yeux dans le vague. Alek revint alors de sa petite promenade et redressa aussitôt les oreilles en sentant que l’atmosphère avait changé. Il interrogea Devona d’un regard inquiet, mais cette dernière haussa les épaules en continuant de porter le tissu froid sur son visage. _Ça va mon gros, ne t’inquiète pas, souffla l’archère en attrapant une botte pour l’enfiler, un mauvais pressentiment, c’est tout. _Venant de toi, ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle, railla Devona en s’appuyant sur les genoux, les yeux encore vitreux, déjà que je déteste lorsque tu fais des cauchemars… La jeune femme se contenta de sourire faiblement, concentrée sur ses lacets. _Je dois aller retrouver Mhenlo à la chapelle, qu’est-ce que tu fais, tu viens ? _Hummm…le retrouver pourquoi ? où ? _A la chapelle de Dwayna. Il devait faire des recherches pour…disons ma situation. La guerrière haussa un sourcil mais crut bon de ne pas faire de réflexion. Elle demanda juste l’autorisation pour prendre un bain à son tour et se dégriser un peu l’esprit avant de reprendre la route. Kitty la laissa donc tranquille un instant et sortit sur le perron de leur petite demeure afin de prendre un peu la température extérieure. Alek s’étira de nouveau de tout son long et s’en alla se soulager dans les fleurs non loin de là, consciencieux. Sa partenaire regarda autour d’elle, la mine un peu sombre. Cette voix dans sa tête ne présageait rien de bon. Elle avait l’impression d’être repartie en arrière, quand tout menaçait d’imploser en elle. Cela faisait déjà trois ans qu’ils étaient tous revenus des Iles de feu. Trois ans après avoir éradiqué la Liche de la surface de la terre. Trois ans et pourtant, la jeune femme n’avait pas l’impression d’avoir avancé. Certes, elle avait mûri, mais elle devait toujours se battre contre cette deuxième voix qui lui susurrait parfois à l’oreille toute la colère et la haine qu’elle peut parfois retenir au fond de son cœur. Elle craignait que ce changement de personnalité finisse un jour par lui faire commettre l’irréparable ; Il était donc difficile pour elle de se lier à d’autres personnes sans que ces derniers n’apprennent un jour la vérité. L’arche du Lion vivait tranquillement sa vie à quelques mètres de là, en bas du sentier qui ralliait la petite maison au reste de la ville, conscient qu’elle vivait des jours meilleurs, malgré la présence toujours palpable du blanc manteau. Ces derniers existaient toujours malgré la disparition de leurs dieux invisibles, les fameux Mursaats que les héros avaient fort de repousser hors de leur monde, sans pour autant élucider le mystère de leur existence. Certains villages vivaient encore sous leur joug, craignant la force de ces chevaliers qui n’hésitaient plus à utiliser leurs armes pour se faire entendre. Mais ils étaient en minorité par rapport aux jours glorieux du mouvement. De l’autre côté, la Lame Brillante s’était reconstituée avec un autre chef qu’Evennie. Cette dernière en effet, avait préféré suivre la future reine d’Ascalon en tant que conseillère et commencer une nouvelle vie pour mieux construire le nouveau royaume qui se construirait sûrement après que le roi Adelbert d’Ascalon eut fini de s’entêter face aux charrs. Kitty eut un soupir en pensant au vieux monarque. Il tenait toujours la forteresse de la capitale avec force mais cela ressemblait plus à une obsession qu’à un réel combat. Les charrs tenaient à envahir ces terres qu’ils estimaient les leurs et ils n’étaient pas prêts à abandonner. Les héros avaient longuement hésité à revenir chez eux pour lui prêter main forte, mais le roi leur avait fait comprendre qu’ils n’étaient pas les bienvenus. La mort du prince Rurik n’avait rien arrangé à l’entêtement du roi. Alors ils avaient abandonné et préféré s’installer à l’Arche du Lion pour mieux protéger cette ville des attaques extérieures. _Voilàà…je suis prête. Devona sortit à son tour et s’étira en se massant la nuque. Kitty haussa un sourcil en la désignant d’un doigt. _C’est quoi cette armure ? grimaça-t-elle devant l’aspect boite de conserve de la chose, quand est-ce que tu l’as-tu acheté ? _Hier, pourquoi ? elle ne me va pas ? _ …si si, souffla la rôdeuse en refusant de se mouiller, allons-y tu veux ? j’ai déjà du retard. La guerrière baissa les yeux mais ne trouva rien de particulier à son nouveau coup de cœur. Elle haussa alors les épaules et suivit son amie qui siffla son familier en descendant la colline d’herbes hautes. Elles traversèrent le marché qu’elles défendaient tous les jours et saluèrent les commerçants qui avaient maintenant l’habitude les voir ensemble. Bien sûr, le fait qu’elles habitent encore dans la même maison à leur âge faisait parfois jaser, mais les intéressées s’en amusaient plus qu’autre chose. Personne n’osait vraiment leur faire front depuis que leur réputation avait rejoint les terres Krytiennes. Après tout, elles leur avaient sauvé les fesses en tuant un monstre de légende, cela valait bien quelques « déviances » aux yeux de certains. Kitty appréciait peu ce genre de remarque déplacée mais Devona se contentait d’en rire à sa façon. Elles étaient amies et si certains trouvaient ça dérangeants en se faisant de fausses idées, qu’ils regardent d’abord chez eux si l’herbe y était vraiment plus verte. _Au fait, Cynn n’est pas avec notre moine national ? ça ne lui ressemble pas. _Elle est remontée à la porte de la Kryte pour protéger une caravane je crois...elle doit sans doute y trouver quelque chose en contrepartie, parce que je la vois mal faire toute cette route pour quelques pièces d’or. _Et Mhenlo l’a laissé partir sans rien dire ? _Il faut croire. Tiens, c’est là. Elles devinèrent les pierres couvertes de lierre d’une ancienne chapelle dévouée à la déesse Dwayna et jetèrent un coup d’œil à l’intérieur avec curiosité. Alek dressa le museau mais éternua bientôt et préféra faire demi-tour pour rester à l’air libre. _Qu’est-ce qu’il est allé faire là-dedans encore ? _Hum allons voir. Alek, ne t’éloigne pas trop tu veux ? Le félin secoua les oreilles et fit rapidement demi-tour pour trotter ici ou là à la recherche de délicieuses odeurs. Les deux jeunes femmes entrèrent dans le curieux édifice semblant abandonné et avancèrent avec prudence entre les pierres éboulées depuis de nombreuses années déjà. La lumière passait entre les trous et éclairait cet endroit vraiment particulier. Elles passèrent d’ailleurs quelque chose qui devait ressembler à une porte et découvrirent un tout autre lieu, mieux conservé celui-là, dont les murs également parsemés de lierre ici ou là étaient recouvert d’étagères emplies de livres disparates. _Ah bah là, je comprends mieux. _Mince…j’ignorais qu’il y avait une bibliothèque par ici… _Grand bien t’en fasse ! se moqua la guerrière en voyant déjà son amie parcourir les titres avec intérêt, il faut bien que tu rejoignes la réalité parfois. Allez avance. Kitty ronchonna lorsqu’elle fut poussée en avant d’un geste franc et parcourut la pièce le nez en l’air, déjà très intéressée. Devona fit de même mais pour soupirer d’un air blasé : elle allait encore partir plusieurs jours pour dévorer ces ouvrages et oublier qu’un monde tourner autour d’elle. Le genre de chose où à force, Alek venait la chercher pour qu’elle sorte la rôdeuse de son monde et la force à rejoindre leur maison. Cela finissait systématiquement en dispute et la guerrière n’avait pas vraiment envie d’en arriver là, encore une fois. _Ah te voilà ! déclara-t-elle d’une voix forte qui résonna entre les pierres en devinant la silhouette assise de leur ami, dis donc, fallait trouver ! _Oui je sais, se moqua gentiment le jeune homme en levant le nez du parchemin qu’il était en train de lire, en tailleur, mais je me suis dis que cela pourrait vous intéresser. _Ça, ne t’inquiète pas, elle a bien compris le message. Kitty haussa les épaules avec une moue explicite qui fit rire le jeune moine. Ce dernier enroula précieusement le parchemin pour éviter de l’abîmer et se redressa pour saluer ses deux amies. _J’ai appris que Cynn était sur l’extérieur ? _Oui, cela lui a pris il y a une semaine environ. Elle doit revenir incessant sous peu d’ailleurs….souffla-t-il en réfléchissant, j’en ai profité pour faire ces recherches, je me suis dis que ça serait plus simple. Devona fit une mine explicite en devinant un regard entre ses deux camarades. _Eh eh eh, doucement vous deux ! C’est quoi cette histoire de recherche ? Kitty eut un soupir en repoussant une mèche de cheveux. Mhenlo eut une petite grimace avant de se tourner vers la guerrière. _Kitty veut trouver un moyen pour…disons redevenir comme avant. Sans que l’esprit de Mélandru n’interfère dans ses pensées. J’ai pensé qu’en fouillant dans les livres anciens, je trouverai la réponse. Après tout, Eve a appris tout ce qu’elle sait sur les enfants des dieux dans la vieille bibliothèque de l’académie, malheureusement réduite à l’état de ruine aujourd’hui. _Et tu pensais m’en parler quand ? siffla la guerrière en toisant son amie d’un regard mauvais, tu te rends compte de ce que cela implique ? _Bien sûr, s’agaça l’intéressée en redressant le menton, mais je veux que cela cesse, d’accord ? La Liche est morte, je ne vois pas ce que je peux faire de plus ! Les deux jeunes femmes soutinrent chacune le regard de l’autre, devant un Mhenlo blasé par ce genre d’affrontement qui le faisait toujours un peu sourire. _En tout cas est-il que j’ai peut-être trouvé quelque chose, déclara-t-il avec prudence, mais j’ignore où ça peut te mener. Kitty fronça les sourcils en le voyant dérouler le parchemin qu’il lisait à leur arrivée. Il lui présenta en le posant sur un reste de table de pierre et Devona pencha le nez, méfiante. _Des symboles de Dwayna ? pensa-t-elle tout haut en devinant que ces signes représentés ressemblaient beaucoup aux tatouages que pouvaient s’infliger les moines pour accroître leurs capacités de guérisseur ou de protecteur. _Pas vraiment. En fait, en pensant à la situation de Kitty, je me suis souvenu de mon vieux maître, l’homme qui m’a élevé lorsque j’étais à Cantha. _Maître Toro ? _Togo, s’amusa le moine d’un sourire en coin, maître Togo. C’est un ritualiste. Il est capable de faire naître des esprits pour l’aider à combattre, à soutenir ou à soigner. Ces symboles ressemblent donc plus à ceux qui embrassent cette profession. Etant donné que la double personnalité de Kitty s’est développée à travers l’esprit de Mélandru, je me suis dis que c’était plutôt un bon compromis. _Tu veux faire de moi une ritualiste ? _Et bien…non évidemment que non. Mais force est de constater que tu as des affinités avec le monde des esprits. Tes parents qui sont venus te voir…Alek qui est sorti des Limbes pour te retrouver… _Je suis affectée par l’esprit de Mélandru, grimaça l’intéressée, pas de Grenth. _C’est vrai, mais les 5 dieux se rapportent toujours plus ou moins aux Limbes. Mélandru ne fait pas exception. La preuve. Kitty fit une moue explicite en baissant les yeux vers les symboles qu’elle effleura du bout des doigts. _J’ai encore besoin d’approfondir, mais je pense être en bonne voie. Le tout après, est de voir si tu désires vraiment brider l’esprit en toi. Devona croisa les bras, le visage refermé. Cette idée là était attirante mais…il y avait sans doute un prix à payer. Qui leur disait que Mélandru allait rester sans rien faire après un tel affront ? _Gnouff… De son côté, Alek était descendu jusqu’au port, tel un véritable habitué de l’endroit, mascotte des pêcheurs qui aimaient le voir se promener entre les filets de pêche tel un roi au milieu de son royaume. Le félin détestait l’eau mais adorait les produits qui en sortaient. Et on lui jetait bien souvent une truite ou autre poiscaille pour lui faire plaisir, bien que sa partenaire n’était pas du tout du même avis. Alors il y venait lorsqu’elle lui laissait sa liberté. _Snif ? Il redressa soudain le museau au détour d’un navire et renifla une odeur familière. D’abord un peu inquiet à l’idée que son amie l’ait retrouvé ici, il reconnut le grain masculin et chercha autour de lui d’où cela pouvait venir. _Holà l’archer ! _Hola capitaine ! Aidan eut un sourire en saluant l’un des marins qui venait de descendre du navire à peine amarré au ponton et s’en alla le rejoindre, son arc autour de l’épaule. _La pêche a été bonne ? _Assez oui, souffla l’homme en retroussant ses manches, mais les hommes sont encore sous le choc faut bien l’dire ! _Sous le choc ? _Ouais. Un bateau à moitié échoué à moins d’un mile d’ici. Un étranger sans doute car on n’a pas reconnu le blason de l’arche. Aidan fronça les sourcils, maintenant sérieux. _Il y a des marins à bord ? _On n’a pas vraiment fait attention, les gars ont préféré l’éviter. Vous savez, avec toutes ces histoires que l’on raconte sur ce genre de navire…mais il risque de bientôt nous gêner à rester là dans la crique. L’archer plissa des paupières en regardant au large, mais il ne devina qu’une petite ombre immobile, là-bas au loin. _Vous avez une coque de libre ? j’aimerai y jeter un coup d’œil. On ne sait jamais, peut-être que les hommes ont besoin d’aide. _A mon avis, ils ont déjà quitté le pont depuis un bout de temps. Sinon on les aurait vu arrivé. Et aucun de mes gars n’était au courant. _Je vois… Il croisa les bras, inquiet. Ce n’était pas courant ce genre de phénomène. L’arche de Lion était un port très actif, il aurait du entendre parler de cette épave depuis longtemps déjà. _Gnouf ? _Hum ? Il baissa le menton et vit Alek qui venait de s’asseoir bien droit à ses côtés, les moustaches redressées. _Salut mon grand, lui lança-t-il en le grattant entre les oreilles, tu m’as l’air de bonne humeur ce matin. Le félin se mit doucement à ronronner, les yeux clos. Bien sûr, rien ne remplacerait les sentiments qu’il avait pour Kitty, mais il aimait aussi être avec le rôdeur d’expérience qui le traitait comme son égal. Aidan resta un instant baissé à sa hauteur, amusé, mais jeta bientôt un coup d’œil intrigué en direction de ce bateau au loin. Il revint sur l’animal qui sentit qu’il allait lui demander quelque chose et lui sourit pour le rassurer. _Tu peux aller prévenir les filles s’il te plait ? Quelque chose de chiffonne et je crois qu’elles ne seront pas de trop pour élucider ce mystère. Ne t’inquiète pas, ce n’est rien de grave. Alek fronça légèrement les moustaches mais céda en faisant lentement demi-tour. C’était toujours pareil avec ces héros. Incapable de passer une journée sans renifler du danger. |
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14/05/2008, 15:43
Message
#3
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![]() Rédacteur TCoS Groupe : Equipe Spellborn Message : 1 251 Joint le : 27/12/2007 De : ma chaise qui couine >< Membre No. : 240 |
C'est avec une joie immense que je compte suivre ces nouvelles aventures !
Par contre mon ptit doigt me dis qu'entre Kitty et Horus, il risque bien d'y avoir baleine sous gravillon -------------------- |
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14/05/2008, 16:21
Message
#4
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
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15/05/2008, 12:26
Message
#5
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
La suite encore. Bonne lecture ^^
03 _Tiens mais revoilà notre héros ! Alors, la ballade a été bonne ? t’as pas rencontré trop de petits monstres ? Le soleil tapait toujours aussi fort au sanctuaire des lanciers du soleil. Horus soupira aux ricanements des hommes qui cherchaient l’ombre après un intense entraînement auprès du maître Jek. _Juste quelques corsaires, répondit-il de mauvaise grâce en passant près d’eux, rien de bien méchant. _Olala, mais on dirait que monsieur a pris la grosse tête ! Il s’arrêta net quand le parangon qui lui avait déjà bloqué la route se plaça volontairement devant lui, l’air menaçant. _Et si t’allais ranger un peu le dortoir hein, au lieu de jouer les escorteurs ? Kormir n’a pas besoin de t’essuyer la bouche à chaque fois que tu fais ton rot ! Horus serra les dents sans le montrer et se laissa pousser d’une main puérile. Il bloqua son pied dans le sable dur, mauvais et fixa son adversaire de ses yeux bleus. _Ouh mais c’est qu’il est en colère, s’amusa l’intéressé en roulant des mécaniques devant ses camarades, allez montre moi un peu ce dont tu es capable de faire sans ton copain, monsieur aux ailes blanches ! Bouge-toi ! Il recula d’un nouveau pas et réalisa bientôt qu’il était encerclé par les trois rigolos qui avaient décidément envie de lui faire sa fête. C’était comme ça depuis son entrée au sanctuaire. Il avait appris à laisser couler les railleries sur son dos et à faire le dos rond face aux garçons plus forts que lui lorsqu’il était jeune, mais c’était différent aujourd’hui. Il était adulte, bien développé et assez intelligent pour remarquer qu’il leur était supérieur malgré leur nombre. _Arrête de jouer aux héros ! Un type comme toi est juste bon à laver mon armure ! Il évita le poing envoyé d’un pas sur le côté mais jura bientôt quand un autre lui tomba dessus en passant un bras autour de son cou. Le troisième lui écrasa ses phalanges dans les abdominaux et le fit cracher de douleur. _On verra si Kormir veut toujours de toi avec quelques os en moins ! Il tomba sur les mains mais roula sur le dos quand il reçu des coups de pied dans l’estomac. Son adversaire lui écrasa la glotte de sa chaussure et le regarda retenir sa respiration avec un sourire mauvais sur les lèvres. _Alors, tu te sens comment maintenant, à ta vraie place ? je crois que tu vas commencer par me lécher les pieds, tiens, ça te fera prendre conscience des choses. Horus sentit l’air lui manquer et décida qu’il était temps de se défendre. Il attrapa la cheville de son agresseur et tira violemment dessus, ce qui eut pour effet de le faire vaciller et surtout reprendre une longue inspiration salvatrice. Il se redressa en un bond et balança son poing sur l’imbécile qui essaya d’intervenir. Il se retrouva seul devant les deux autres, les épaules arquées en avant. _Tu disais ? je n’ai pas bien entendu. _Enfoiré ! Il évita les coups donnés avec aisance et écrasa le visage de son ennemi d’une main implacable avant de le coller contre le mur. Il se débarrassa du troisième d’un revers du poing et revint près de l’imbécile qui cherchait vainement à repousser sa main qui lui couvrait le nez et l’empêchait de respirer correctement. _Alors, ça te fait quoi d’être à ta vraie place ? railla-t-il en souriant sa façon, tel un insecte écrasé au mur ? Il le lâcha subitement et le regarda reprendre son souffle, les genoux au sol. Il eut alors l’envie de lui frapper une nouvelle fois pour lui faire sentir l’humiliation qu’il avait perçu tout à l’heure, mais il se retint à temps et se contenta de le laisser là, se maudissant de sa faiblesse. Il n’était pas encore assez fort pour se faire respecter sans utiliser ses poings… _Horus ? que t’es-il arrivé au cou ? Il sortit brutalement de ses pensées et s’arrêta net en découvrant que la Maréchale traversait justement le couloir couvert dans l’autre sens, l’air attentive. L’air un peu benêt qu’il eut en reprenant ses esprits l’aurait presque fait sourire si elle n’avait pas deviné les restes d’une rixe avec les autres lanciers qui se trouvaient non loin de là, encore sous le choc de leur échange. _Je vois…je pensais pourtant avoir été assez claire à ce sujet. Elle le vit s’assombrir dangereusement et soupira simplement, déçue. _Marchons, cela va te faire du bien. Elle l’invita à le suivre d’un simple pas, et il s’exécuta, la tête enfoncée entre les épaules. Il se redressa cependant rapidement quand ils croisèrent d’autres lanciers et reprit confiance en lui à côté de Kormir. Il ne pouvait pas non plus se permettre de faire pale figure. _J’imagine que tu te souviens des corsaires que tu as aidé à faire arrêter… _Bien sûr. _Ils ont été très éloquents, contrairement à ce que j’aurai pensé d’eux. Une attaque se prépare au village de Chabeck. _Une attaque ?! Il s’arrêta net et elle lui fit face à quelques pas de distance. Le sérieux de son visage fit enfin sourire la Maréchale qui aimait décidément distinguer la panel d’émotion qui pouvait traverser sur ses traits en quelques secondes à peine. Ses yeux clairs étaient très explicites sans qu’il ne s’en rende forcement compte. Cela pouvait lui jouer des tours…surtout s’il continuait à monter en grade. _N’aie crainte, j’ai déjà posté des hommes à bonne distance pour les prendre en flagrant délit. Ils n’attendent plus que leur chef de groupe. Le jeune homme fronça les sourcils. _Moi ? _Oui toi, se moqua la Maréchale, à qui donc suis-je en train de parler à ton avis ? _C’est une mission pour un capitaine, madame. Une invasion de corsaire sur le visage… _Tu ne t’en crois pas capable ? Il hésita une seconde avant de se mettre au garde à vous. Kormir acquiesça, rassuré. _Je le savais. Allons-y vite, je ne voudrai pas rater le spectacle. Le jeune homme se demanda ce qu’elle pouvait entendre par là, mais la suivit malgré tout après un arrêt rapide à l’armurerie. Ils quittèrent le sanctuaire pour rejoindre Kamadan d’une marche tranquille. La ville était toujours aussi bruyante et mouvementée, mais c’était comme ça qu’Horus l’aimait. Elle était vivante et pleine de couleur. Certes, il en imposait avec son armure blanche et beaucoup le saluait à cause de son statut de lancier, mais il aimait parfois s’y promener juste pour changer un peu d’air. Après tout, le village de Chabeck était rattaché à la ville. Les lanciers avaient l’habitude s’y retrouver pour les entraînements collectifs. Cette attaque de corsaire était à la fois intelligente et surprenante. _Ah vous voilà ! Horus reprit ses esprits quand la silhouette guerrière d’un lancier se dessina près de la lourde porte de bois. Il n’eut aucun mal à reconnaître l’homme qui se tenait là, fort peu discrètement. _Koss ? _Ça alors ! Voilà le petit gars aux ailes blanches ! Horus encaissa sa franche tape amicale dans le dos, l’air un peu coincé. Il aimait bien le guerrier mais avait plus de mal avec sa tonitruante gaieté. _T’es venu te frotter au géant Koss mon petit gars ? _On se calme, souffla Kormir en percevant plusieurs auras derrière la palissade, je crains que nous soyons arrivés un peu tard. Horus, prends tes hommes avec toi, nous ne pouvons attendre plus longtemps ! _A vos ordres ! Il s’en alla rejoindre les lanciers encore en initiation et leur donna les directives à suivre. Koss attrapa son épée et ils entrèrent dans l’enceinte du village pour le découvrir totalement infesté de corsaire. _Ils sont vraiment nombreux. _Balivernes ! Il n'y a que deux bateaux corsaires et nous sommes trois ! Nous avons l'avantage. _Les corsaires sont déjà en ville. Que font les gardes ? Horus regarda autour d’eux mais ne trouva que des cadavres. Ils avaient été pris de court ! _Montrez-moi ce que vous savez faire, déclara Kormir en devinant la même chose, éliminez ces corsaires ! Le jeune homme se sentit directement visé et donna un coup sur le haut de son armure, l’air diablement sérieux. _Nous ferons de notre mieux. Koss acquiesça, son arme en main. _Passez devant, je vous suis. Maintenant secondé, le parangon crut bon s’avancer face aux corsaires qui faisaient la ronde. Koss acquiesça lorsqu’il lui fit signe et demanda aux recrues de rester derrière eux. Il lança son javelot droit dans la poitrine du premier pirate et le deuxième sursauta avant de se précipiter vers eux. Koss lui barra le chemin et le mit bientôt à terre. Ils nettoyèrent les petits chemins de terre en réalisant que certaines maisons du village étaient en feu. Deux navires corsaires toisaient chaque flan, tous deux emplis de corsaire prêts à bondir. _Ils ont subjugué les artilleurs ! pesta Kormir en réalisant la situation, il faut à tout prix ouvrir un chemin et reprendre le contrôle de ces catapultes si nous voulons couler ces navires ! Horus vit alors les deux machines de guerre et devina l’idée de sa supérieure. _Koss ! cherchons les munitions ! elles ne doivent pas être loin ! _Compris ! Ils avancèrent prudemment pour éviter d’être vite submergés par leurs ennemis et se firent discrets en nettoyant le bâtiment de pierre qui tenait les deux catapultes en question. Koss tira les corps sur le côté pour ne pas interpeller les camarades de ces derniers et guetta la route pour laisser le parangon se diriger droit vers les barils qui se tenaient près du petit pont de bois qui l’aida à traverser le filet d’eau qui séparait le village en deux. Il attrapa un baril encore plein et veilla à ne pas le faire tomber en le sentant sensible. Il le tendit à Koss qui se dépêcha de le mettre dans la bascule avant de tirer sur le levier. Aussitôt la machine rejeta sa tête et le baril s’en alla exploser en plein milieu d’un des navires corsaires. Horus revint avec le deuxième et fit de même avec la deuxième catapulte. Le deuxième navire s’effondra bientôt dans la baie avec seulement des cadavres à son bord. _Il en reste là-bas ! déclara le guerrier, pressé d’en découvre. _Attends, c’est un chef de groupe ! Horus tendit le bras pour empêcher son camarade de se lancer tête baissée et lui fit signe de descendre plus calmement les escaliers afin d’attirer les corsaires voisins loin de leur supérieur. Ils s’en débarrassèrent avec l’aide des recrues puis attendirent pour encercler ce chef parangon qui attendait patiemment comme si tout allait bien autour de lui. C’était à peine si les explosions l’avait perturbé. _Allez, j’y vais ! _Koss, non ! Horus pesta entre ses dents et fit apparaître un javelot pour soutenir le guerrier impatient. Conscient de la force du corsaire étranger, il préféra chanter pour lui affliger divers maux qui l’handicapèrent et aidèrent Koss à lui infliger le coup fatal. _Ça vous apprendra, chiens de corsaires ! Et ne vous avisez pas de revenir ! Horus prit une longue inspiration de soulagement, quoiqu’encore un peu stressé et vit sa supérieure revenir une fois le calme revenu. _Beau travail. _Vous pouvez compter sur moi ! déclara Koss en bombant le torse avant de réaliser la présence du jeune parangon, enfin, sur nous ! Sur nous deux ! Horus n’eut qu’un sourire amusé avant de s’aggraver une fois devant la Maréchale. _Les attaques de corsaires se multiplient en ce moment. Ils prennent de plus en plus d’initiatives inquiétantes. _En effet…souffla Kormir avec pression, c’est un sujet préoccupant pour les lanciers du soleil. Nous en reparlerons dans la Grande Salle des Lanciers. En attendant, aidez les villageois à nettoyer ces terres dévastées. _Bien madame. Elle salua les deux hommes d’une mine renfermée puis quitta la place avec les recrues encore sous le choc des combats. Horus la regarda partir en pensant qu’elle en savait plus qu’elle voulait bien le dire. Cette attaque ne l’avait pas autant étonné qu’il aurait pu le croire. Les corsaires prépareraient-ils quelque chose de plus grave encore ? était-elle au courant ? « Il est normal qu’elle ne me dise rien[/i]…pensa-t-il avec amertume, je ne suis qu’un simple lieutenant[i] » _Eh gamin ! Bouge-toi, ils nous attendent ! Il leva les yeux au ciel à l’interpellation de Koss. Heureusement qu’il savait que ce « surnom » infantile était une preuve d’affection du grand guerrier excentrique. Sinon il aurait du mal à le supporter. |
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16/05/2008, 10:48
Message
#6
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
La suite de la suite de la suite...etc etc etc. Bon là, je me suis tapé un petit délire j'avoue
Bonne lecture pour ce morceau un peu spécial. 04 "Kitty !" _Hum ? La jeune femme baissa les yeux, appuyée contre la table de pierre et vit son félin galoper droit vers elle dans un petit trot énergique. _Te voilà mon gros. Qu’est-ce qui t’arrive ? Devona et Mhenlo le virent poser une patte sur la botte de sa partenaire en le fixant de ses yeux jaunes. _Quoi Aidan ? il a des soucis ? Les héros tressaillirent devant la mine ennuyée de la rôdeuse. _Il semblerait qu’il lui ait demandé de venir nous chercher. _Où est-il ? _Connaissant monsieur, sûrement au port. Alek baissa un instant les oreilles, conscient qu’il avait été vendu par les sens aiguisés de son amie qui avait senti l’odeur de poisson qui émanait autour de lui. Mais il fit bientôt demi-tour pour changer de sujet et surtout sortir de cette chapelle poussiéreuse. Kitty rendit les parchemins au moine et suivit son félin en se demandant bien ce que voulait leur ami. Ses camarades la suivirent jusqu’à la lumière du jour et prirent le chemin qui menait jusqu’à la plage d’un pas rapide. _Aidan ! L’archer leva le nez et leur fit signe, soulagé de les voir enfin. _Qui a-t-il ? Alek semblait inquiet. _Je sais. C’est sans doute de ma faute. Il leur désigna le petit point noir au bord de l’horizon. Devona plissa des paupières, une main au-dessus des yeux. _Euuuh oui ? mais encore ? _Un navire échoué. Selon les pêcheurs, c’est un étranger. Et il n’était pas là hier. Pour une raison inconnue, ils ont refusé de s’en approcher. _Et tu crois que l’on devrait y jeter un œil ? Il acquiesça devant Mhenlo qui prit une longue inspiration. Il regarda autour d’eux et devina une barque qui patientait là à la faveur des petites vagues qui venaient frapper sa coque à rythme régulier. _Allons voir, ça ne coûte rien. Kitty regarda au loin et soupira en descendant la petite échelle qui leur mena au ras de l’eau. Alek la regarda faire dans un gémissement craintif. _Ne t’inquiète pas mon gros, tu peux rester là. Nous ne serons sans doute pas longs. Elle lui gratta rapidement le menton et rejoignit Devona qui détachait déjà la corde de l’amarre. Aidan prit les rames et poussa fort pour les éloigner du port. Mhenlo suivit l’ombre du navire et la regarda grossir petit à petit. _Ce serait…un bateau élonien, non ? _Un soleil levant sur la toile déchirée… Le moine se retourna et vit les pupilles acérées de l’archère qui scrutait la même chose que lui. Grâce à ses sens, elle pouvait maintenant voir beaucoup plus loin que le commun des mortels. _On dirait qu’il a subi une énorme avarie. _Ou un abordage en règle, siffla Devona en devinant peu à peu l’état du navire en question, c’est presque un miracle qu’il soit arrivé jusqu’ici. _Et que personne ne l’ait remarqué auparavant. Aidan fit un dernier effort et la barque vint de cogner contre le bois de l’énorme vaisseau qui gisait là, contre vent et marée, à moitié renversé contre les rochers saillants. Devona attrapa un crochet et le fit tournoyer au-dessus de sa tête avant de le balancer assez fort pour le bloquer à la rambarde de secours. _Humf ! Elle tira un bon coup dessus pour s’assurer du soutien de la corde et s’apprêta à grimper, quand Kitty tendit une main pour l’arrêter un instant. _Quoi ? _Il n’y a personne à bord. _Personne ? _Personne de vivant en tout cas. Je n’entends aucune respiration. _Charmant. Elle posa un pied sur la coque et avança peu à peu à son allure, concentrée. Aidan laissa l’autre jeune femme prendre la suite puis Mhenlo qui attendit patiemment qu’elles arrivent sur le pont. _Houlà…je n’aime pas ça… Devona retira aussitôt son épée de son fourreau, un genou au sol. Kitty grimaça en devinant les corps en décomposition des trois marins qui gisaient tout autour d’elle. _Tu n’as pas senti cette odeur de mort ? _J’étais concentrée sur mon ouïe…et l’iode a tendance à m’inhiber. _Mouais…fille de la terre jusqu’au bout hein ? Mhenlo passa enfin la rambarde et fit une mine explicite devant le spectacle morbide qui s’offrait à lui. Kitty fit un tour d’horizon et grimaça quand l’odeur devint plus forte en direction de la cabine principale. Elle serra son arc et préféra retrouver ses sens à niveau normal, gênée par le battement des voiles déchirées contre le mat encore miraculeusement en un seul morceau. _Je descends. _Je viens avec toi. Mhenlo donna un coup d’épaule pour ouvrir la porte menant aux escaliers et découvrit avec horreur qu’un autre corps bloquait l’accès. _Combien sont-ils au juste ? _Tout un équipage sans doute. _Tous morts… _D’accord, mais de quoi ? Le jeune moine se baissa au-dessus du cadavre et devina une plaie ouverte au niveau du thorax. _Poignardé. Devona serra la poignée de son épée, mauvaise. _Ils auraient été attaqué ? Kitty passa d’un pas large au-dessus du corps malgré son appréhension et continua de descendre. Ce navire était sans doute un bateau marchand, à en juger par la qualité du bois et des décorations sculptées sur la porte de la cabine normalement vouée au capitaine. Une cible idéale pour les pirates des mers. Mais ce n’était pas logique. _On devrait trouver au moins un corps étranger à l’équipage, nota-t-elle en s’arrêtant devant un autre corps, abandonné au milieu du couloir, tendant le bras comme pour attraper quelque chose d’invisible, or, je ne vois que les hommes portant la même armure. Mhenlo eut un long soupir désespéré. Quoiqu’il se soit passé, c’était un véritable carnage. _Il reste les réserves. _Attends. Kitty poussa doucement le corps du marin et ouvrit une autre porte. _Pouah ! Ils reculèrent tous à l’odeur. Aidan jeta un coup d’œil rapide à l’intérieur et devina le dortoir de l’équipage. Quatre corps se tenaient encore sur leur couche, raides morts. _Ils ne se sont même pas réveillés. _Qui peut tuer quatre hommes sans qu’un seul ne reprenne conscience ? _Moi. Kitty eut un sourire nerveux en regardant Devona du coin de l’œil. _Et toi aussi, si tu le voulais. Même Mhenlo pourrait le faire. L’intéressé préféra ne pas répondre à cette remarque, cherchant des traces de lutte quelconque sur les cadavres. _Nous avons subi un entraînement spécial, déclara calmement Aidan malgré la nervosité ambiante, je ne pense pas que l’un de ces hommes en soit capable. _Un homme normal non… Kitty fit demi-tour et accompagna son amie au sous-sol qui devait normalement contenir la marchandise. Les deux hommes les suivirent avec prudence et découvrirent tout un stock de tonneaux qui sentaient bon le vin et quelques caisses emplis d’une dizaine de pot de miel. Le tout aurait pu été agréable s’il n’y avait pas cette carcasse fumante sur l’un des tonneaux. Un squelette d’homme complètement tordu sous l’effet de la douleur sans doute ressenti au moment de la mort. _A croire que Cynn est passé par là, se moqua la guerrière pour détendre un peu l’atmosphère, un vrai barbecue. Kitty fronça les sourcils en ne trouvant aucune source de chaleur assez forte pour avoir réduit cet homme dans cet état. Le navire aurait du partir en flamme mais il était intact. « Le 6e œil… » _Aie… Elle grimaça en se portant une main à la tempe. Encore cette voix. _Nom de…qu’est-ce que c’est ça ?! Elle rouvrit son œil au cri de son amie et vit la même chose que ses camarades : là-bas, sur le mur tout au fond de la réserve commençait doucement à se dessiner une étrange inscription. Le cadavre l’avait visiblement gravé dans le bois mais quelque chose, une aura violente était en train de l’envahir. _On dégage ! _Que… _On sort d’ici ! Vite ! Elle attrapa Aidan par le bras et le tira violemment en arrière. Devona et Mhenlo ne cherchèrent pas à comprendre quand soudain l’inscription vira au rouge feu. _Le bateau va partir en torche ! _Mais c’est quoi cette chose ?! _On verra ça plus tard ! Ils regagnèrent les escaliers quand les flammes léchèrent les corps puis parvinrent sur le pont. Mais une explosion violente les propulsa par-dessus bord, sûrement causée par cette chose qui guidait les flammes à leur poursuite. Ils tombèrent à l’eau tel quatre bombes lâchées à pleine vitesse et le feu jaillit du sous-sol pour dévorer les cordes, les voiles et bientôt tout le reste du navire. _Pouah ! Mhenlo refit rapidement la surface et revit Aidan, puis Kitty. _Où est Devona ? _Que… Ils regardèrent autour d’eux, mais aucune trace de la guerrière. _C’est pas vrai ! Kitty reprit une bouffée et plongea de nouveau. Des débris du navire en train de couler lui gênèrent la vue mais elle retrouva bientôt la silhouette familière de son amie. Cette dernière se battait contre elle-même, emportée par le poids de son armure. Kitty la rejoignit en accélérant sa nage et l’aida à tirer sur les parties de métal pour les détacher et l’aider à perdre du poids. Mhenlo vint en renfort, et enfin, la jeune femme put se libérer de ses entraves pour regagner la surface. _Wha ! _La prochaine fois…choisis-toi une armure plus simple ! _Tu n’avais qu’à me dire qu’elle ne m’allait pas ! _Et bien maintenant tu le sais ! Aidan les aida à remonter sur la barque et s’éloigna rapidement, les rames en main. Le navire élonien n’était plus qu’un énorme feu de joie, à la grande frayeur des marins qui observaient le tout de loin. _Je crois que tu as eu du flair…souffla Mhenlo en direction de l’archer, essorant l’un des pans de sa veste de tissu, il s’est manifestement passé quelque chose de sombre sur ce vaisseau. _Sombre n’est pas le mot que j’aurai choisi, répondit Devona en rejetant ses cheveux trempés en arrière, diabolique plutôt. _Magique aussi. Cette chose écrite sur le mur avait une âme. Kitty se pinça le nez puis secoua la tête pour se libérer les oreilles. Le 6e œil…elle ignorait encore ce que cela voulait dire mais elle savait au moins une chose : ce n’était pas quelque chose qui lui voulait du bien. _Gnouf ! _Ça va, ça va mon grand, ne t’inquiète pas. Les pêcheurs vinrent aider les héros à remonter sur le port et leur tendirent des couvertures. Alek tourna autour de sa partenaire, inquiet. Il accepta ses caresses malgré ses mains mouillées puis décida de rester à ses côtés, même si elle devait reprendre la mer. _Qu’est-ce qui s’est passé ? demanda l’ami d’Aidan, c’est vous qui avait mis le feu à ce bateau ? _Non. Et c’est bien ça le problème. D’autres navires éloniens ont accosté avant celui-là ? Les pêcheurs s’interrogèrent mutuellement de quelques coups d’œil mais la réponse fut assez rapide : aucun bateau du soleil levant n’était venu depuis plus d’une semaine. _Cela ne leur ressemble pas quand on y repense. Ce sont de riches marchands la plupart du temps, pas mal de nos commerçants à l’arche vendent leurs produits. _Et aucun d’entre eux n’a commencé à s’inquiéter ? _Vous savez, la route est longue et ils n’arrivent pas toujours le bon jour ou la bonne date. J’imagine que quelques jours de plus aurait fini par les faire réagir. _Surtout s’ils viennent à manquer de réserve, railla l’un des marins, y paraît que les conseillers de l’arche adorent les produits de là-bas, vous savez, le miel, la chair de drake…des trucs super riches. Dommage que ça a cramé tiens, on aurait pu récupérer des trucs sans qu’ils le sachent. Ça n’aurait pas fait de mal ! Kitty eut une sorte de sourire gêné en continuant de se sécher les cheveux. S’ils avaient une idée de ce qui se trouvait à l’intérieur, il y a de grandes chances qu’ils auraient eux même mis le feu pour éviter d’attirer les âmes errantes de ces marins assassinés. « Ce squelette encore fumant…il a sans doute du finir dans cet état à cause de cette inscription étrangère…une inscription qu’il semble avoir lui-même creusé dans le bois du navire…ça n’a aucun sens… » _Mhenlo ? _Hum ? _La bibliothèque de la chapelle contient beaucoup d’ouvrages ? _Assez oui. Pourquoi ? _J’aimerai y jeter un coup d’œil. Devona ouvrit la bouche pour faire une remarque mais se retint en réalisant la situation. Quelque chose ne tournait pas rond avec les éloniens. Et s’ils connaissaient les mêmes soucis que la Tyrie trois ans auparavant ? |
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17/05/2008, 18:27
Message
#7
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![]() Groupe : Membres Message : 732 Joint le : 22/12/2007 De : Montpellier Membre No. : 93 |
Ouaiiiiiiiiiiiiiiiii Kitty est de retour !!!!!!!!!!!!!!!!!
J'avoue que j'attendais impatiemment le retour de l'héroïne de la Tyrie et je suis agréablement surpris que ce retour ce fasse aussi rapidement. Concernant l'histore , j'aime bien ce nouveau schéma que tu as utilisé pour nous narrer les aventures , à savoir , d'un côté nous avons l'histoire d'Horus et de l'autre côté et au même instant le début des nouvelles péripéties de Kitty , qui on ce doute vont finir par se rejoindre l'une et l'autre pour n'en former qu'une seule. J'attend vraiment de savoir comment va réagir Kitty à la vue des derviches qui peuvent endosser un court instant l'apparence des Dieux et d'une en particulier , Mélandru. -------------------- Mai , répond moi qu'est ce qu'il ce passe! Mai ? Ah ouai la petite asiatique qui cogne sur tout ce qui bouge, elle n'est pas prête de reparler à quelqu'un. La dernière fois que je l'ai vue elle était tout en bas d'une sorte de cage d'ascenseur avec un camion planté dans le cul. |
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18/05/2008, 16:57
Message
#8
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
Et puis non finalement, je poste un chapitre quand même ici aussi, tant pis pour vous
05 _Les corsaires au village Chabeck ? et vous les avez arrêté ? _Juste à temps oui. Mais Kormir n’était pas ravie. Quelque chose doit se tramer quelque part… Soda haussa un sourcil en avalant une gorgée d’eau puis recula d’un pas, pensif. Horus se pencha à son tour et s’hydrata devant les enfants amusés de voir deux lanciers autour de la fontaine. Ils admiraient leurs armures étincelantes et leur javelot qui trônait sur le côté, le temps que le jeune homme finisse de boire. Un jour eux aussi seraient aussi forts. Kamadan était toujours aussi tranquille, à peine touchée par ce qui s’était passé à côté. A croire que les cris des marchands vantant les qualités de leurs produits avaient couvert les cris d’agonie des gardes tombés sous les coups de corsaires. Horus se redressa, soulagé, et reprit son arme pour continuer la ronde de surveillance avec son ami. _Ils deviennent de plus en plus audacieux, continua-t-il en saluant faiblement un commerçant, c’est comme s’ils suivaient un plan bien précis. _Si c’est le cas, nous devrions rester sur nos gardes. La Maréchale devrait bientôt nous tenir au courant. Après tout, ce n’était pas son genre de dissimuler des choses aussi graves. Le jeune parangon ne fit aucune remarque, la mine sombre. Il n’en était pas aussi certain que son camarade. Certes, il avait toute confiance en leur supérieur, mais il avait aussi ce mauvais pressentiment… En effet, les jours suivants ne dérogèrent pas à cette nouvelle règle. A chaque pas, il rencontra des corsaires, de la baie du sanctuaire, à son village natal, Issnur. Les pirates des mers envahissaient les terres d’une telle manière, que c’était à se demander ce qu’ils cherchaient réellement. _Attention ! Les corps tombèrent autour du jeune parangon sans qu’il n’eut le temps de réfléchir à ce qu’il pouvait faire pour protéger ses camarades. Les corsaires se replièrent à temps mais les lanciers décidèrent de les poursuivre jusque dans l’eau si nécessaire. Il n’y eut aucune pitié dans cet échange à mort. Les villageois remercièrent leurs sauveurs une fois le combat terminé, maintenant assurés d’être entendu par la Maréchale. Ils témoignèrent leur soulagement en offrant de quoi nourrir les soldats fatigués et ces derniers purent profiter quelques instants de cette plage de sable fin accompagnée de cette mer bleue azur. Horus remercia une jeune fille en se saisissant du coquillage qu’elle lui tendait et le goba avec appétit. Il regarda les corps des corsaires battre la mesure à cause du remous de vagues qui les emportait peu à peu au large, l’air assombri. Voilà des jours entiers qu’il traversait l’île d’Istan avec ses compagnons pour repousser toujours plus loin ces hommes venus des mers. Même le chantier avoisinant de l’aube des champion avait du être arrêté à cause de ces individus. Ça plus les mangroves qui profitaient des cadavres pour proliférer, ils n’avaient plus une seconde à eux. Et l’épuisement commençait à se faire sentir. Leur retour au sanctuaire fut donc accueilli avec joie par ces hommes et ces femmes qui n’avaient plus qu’une hâte : retrouver leur couche pour récupérer les heures de sommeil manquantes avec tous ces combats et ces quêtes à faire pour rassurer les villageois inquiets. Certes, c’était leur devoir en tant que lancier, mais c’était à se demander si quelqu’un quelque part n’abusait pas de la situation. _Horus ? _Denvald ? Le premier lancier salua le jeune homme alors que ce dernier passait devant lui pour faire quelques emplettes, récompense qu’il distribuerait ensuite aux hommes qui l’avait suivi dans toute l’île. Les deux soldats se connaissaient bien : Denvald était un homme de confiance de Kormir, et veillait à la sécurité des marchands de Kamadan, ne dérogeant ainsi jamais à son poste. Le jeune parangon appréciant particulièrement cette ambiance, ils avaient fait peu à peu connaissance pendant l’initiation de l’oiseau blanc. _J’ai un message de notre Maréchale. Pour toi. _Un message ? _Elle te demande d’aller retrouver une personne dans les étendues de Zhelon. Cette dernière aurait des choses à nous apprendre concernant l’invasion récente des corsaires. _Aux étendues de Zhelon ? _Oui. Et Koss t’attend déjà à l’Astralanium. Cela semble pressant, alors si j’étais toi, je ferai vite mes courses pour m’en débarrasser. Tu sais à quel point il n’a aucune patience. _Magnifique…j’avais vraiment besoin de ça tiens ! Agacé, le jeune parangon acheta rapidement ce dont il avait besoin et transmit la distribution à son ami Soda qui se chargerait de féliciter les soldats pour lui. Il serra ensuite son javelot avec nervosité et entreprit de faire la route seul malgré les dangers avoisinant. Cela ne ressemblait pas à Kormir d’agir ainsi. Pas de manière aussi cavalière en tout cas. _Ah te voilà ! Dis donc, t’as couru ou quoi ? Il s’autorisa une pause une fois arrivé à l’Astralanium, là où l’attendait Koss en avalant quelques choppes de bière tyrienne. Il reprit sa respiration avec difficulté, le souffle dur. _On m’a dit que c’était urgent. _Urgent d’accord. Mais pas au point que tu te laisses mourir de soif. Tiens, avale ça, ça va te faire du bien ! Le guerrier lui présenta une choppe pleine mais il le remercia d’une main fatiguée. _Jamais d’alcool, désolé. _Jamais d’alcool ? mais comment tu fais ? Il préféra ne pas répondre, encore essoufflé, et regarda autour de lui. L’astralium n’avait pas changé depuis sa dernière visite : toujours autant de voyageurs et de marchands qui tentaient de les rouler en augmentant les prix selon la tête du client. Kormir était déjà passée par ici…cela expliquerait pourquoi cette même personne se trouvait dans la région. _Bon allons-y ! déclara le guerrier en s’étirant violemment, ne la faisons pas attendre plus longtemps ! Horus reprit une inspiration et suivit son camarade dans les marécages voisins. Ils durent faire face à des marécailleux particulièrement collants puis à des plantes quelque peu carnivores. Mais ils avaient l’habitude de ces créatures et avancèrent avec soin sur la plaine pour bientôt découvrir une silhouette féminine qui s’impatientait déjà dangereusement. _Une derviche ? _Eh là vous ! J’ai à vous parler ! _Aie Melonni. Horus haussa les sourcils en découvrant la jeune femme venir droit vers lui, sa faux entre les mains. _C’est vous que Kormir envoie ? _On dirait…répondit-il avec méfiance, et vous-même ? _Moi ? je suis celle que vous recherchiez. Je dois vous montrer quelque chose, je suis certaine que cela va vous intéresser. Pressons, ce n’est pas loin d’ici. Le parangon la regarda faire demi-tour d’un pas assuré et eut un soupir désabusé, les épaules basses. _Je te conseille de faire attention, déclara Koss en devinant son état, Melonni dit beaucoup de chose en général. Il ne faut pas toujours la croire. _Et concernant Koss, il vaut mieux le voir que l’écouter ! je sais parfaitement ce que je dis ! Et vous allez avoir besoin de moi si vous voulez connaître la vérité ! _Et de moi si tu continues à la suivre de cette manière. Horus eut un sourire moqueur en les voyant se chamailler comme des enfants. _Je vois que vous vous connaissez. _Peuh ! Il se demanda ce qu’il avait fait pour mériter ça et suivit l’étrange couple à travers les eaux poisseuses tout en les écoutant d’une oreille. Il ne s’attendait pas à devoir traîner ce genre d’énergumène avec lui. A croire que tout était fait pour l’empêcher d’avancer comme il le souhaitait. _Là, voici ce que je voulais vous montrer. Ils s’arrêtèrent près d’anciennes ruines oubliés sous la végétation et Melonni repoussa de larges branches pour leur montrer cette curieuse gravure sur les pierres. Quelque chose mélangeant de l’élonien ancien à une sorte de dessin artistique. Horus haussa les épaules, peu convaincu. _Ce ne sont que d’anciennes inscriptions. _Oui mais j’aimerai savoir ce qu’elles disent. Le parangon eut un soupir discret. Tout ça pour ça. _Elles viennent du fond des âges, déclara une voix familière, bien avant le Fléau des Scarabées. _Maréchale ! Il se mit aussitôt au garde à vous sous l’œil amusé de Koss qui ne s’ennuya pas d’un tel protocole devant leur supérieure hiérarchique. Cette dernière s’arrêta près de l’inscription et leur laissa le temps de bien l’observer avant de reprendre calmement : _Un érudit pourrait les décrypter. _D’accord mais jamais un érudit ne s’aventurerait jusqu’ici. _Il ne faut jamais dire jamais, s’amusa la Maréchale avant de faire demi-tour, venez, continuons. Horus serra son javelot et obéit sans poser de question, bien que son esprit marchait à vive allure pour comprendre le but de tout cela. Il fut rappelé à l’ordre quand un corps se dessina à quelques mètres de là. _Attendez ! Il fit arrêter le groupe et leur désigna le cadavre qui gisait là. _Expliquez-vous ! s’agaça Melonni avant de remarquer la même chose que lui, oh. Kormir fronça les sourcils. _C’est l’un des hommes qui travaillent à la mine. Horus posa un genou à côté de l’homme décédé et nota cette marque étrange qui lui tailladait le torse avec violence. Une aura malfaisante en ressortait, il pouvait le sentir. _Regardez-moi ça…ce n’est pas normal… _Je reviens sur ce que je disais, déclara la derviche avec ironie, et j’opte pour très inquiétant. Le parangon leva le nez vers la Maréchale qui restait grave. _Ce n’est pas les corsaires qui ont amené cette maladie ici n’est-ce pas ? _Non. Mais ils ont des responsabilités dans les heurts qui envahissent l’île d’Istan. Le tout est de savoir si les deux sont liés. _Que proposez-vous ? La femme se retourna et leur désigna les autres ruines qui se dressaient non loin de là derrières les fougères géantes. _L’ancienne cité de Fahranur. Les mines se trouvent juste à côté. Si cette chose qui a tué cet homme se trouve quelque part, cela ne peut être que là-bas. Horus serra les dents. Voilà que la magie entrait en jeu. Les corsaires n’étaient pas suffisants évidemment. Kormir avait du faire des recherches pour arriver à cette conclusion si rapidement. Les monstres qui se multipliaient, les plantes, les marécailleux, les mangroves qui ne respectaient plus aucune limite…et cette invasion des pirates. Est-ce que la cause se trouvait vraiment derrière ces murs ? « Elle sait quelque chose…pensa-t-il en dévisageant discrètement la Maréchale tout en la suivant en direction des exclavations de Jokanur, sinon comment aurait-elle eu l’idée de fouiller par ici où personne ne vient quasiment jamais, sauf pour le chantier en cours ? » Il resta muet, de plus en plus méfiant. Quelque chose lui disait de continuer à la suivre mais…l’adulte qu’il était commençait à douter. Et ce n’était pas pour lui plaire. Il détestait ce sentiment. |
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18/05/2008, 19:56
Message
#9
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![]() Rédacteur TCoS Groupe : Equipe Spellborn Message : 1 251 Joint le : 27/12/2007 De : ma chaise qui couine >< Membre No. : 240 |
Toujours aussi bien (est-il encore utile de le rappeler ?
Par contre on a droit un peu à tout : Astralanium, Astralium... nan nan, c'est AstralaRium -------------------- |
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18/05/2008, 20:21
Message
#10
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
Oups
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20/05/2008, 12:49
Message
#11
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
Voici un nouveau morceau ^^ J'avoue m'amuser comme une petite folle en inventant la vie des personnages en dehors de la trame principale de GW. Bonne lecture à vous
06 _Gnoufff… _Hum ? La nuit commençait à tomber sur l’Arche du Lion quand Alek vint retrouver sa partenaire au creux de la chapelle de Dwayna, assise par terre et entourée de dizaines de parchemins tous plus ou moins déroulés. Il eut du mal à se faire de la place sans en déchirer un et vint poser son museau sur la cuisse de la jeune femme pour demander un câlin. _Désolée mon gros, je sais que tu t’ennuis… Elle lui gratouilla le cou mais elle ne reçut qu’un soupir blasé de la part du félin qui ferma les yeux en se couchant un peu plus contre elle. Elle retourna à la lecture du parchemin et se passa une main sur ses yeux fatigués avant de reprendre de plus belle. _Alors ? tu as appris quelque chose sur les éloniens ? Elle leva le nez quand Devona apparut à son tour, appuyée contre l’une des étagères, les bras croisés. Elle avait revêtu son ancienne armure et semblait être remise de leur excursion sur le navire fantôme. _Rien de très extraordinaire. Elona est constituée de trois provinces qui s’estiment égales. Aucun royaume, aucun roi n’est au-dessus des autres. Istan, où se situe Kamadan, la capitale portuaire dont parlaient les pêcheurs tout à l’heure, Kourna, le domaine des descendants de Turai Ossa, et Vabbi, une sorte de ploutocratie, seulement dirigée par les princes marchands les plus riches. Ils se sont tapés dessus il y a environ 400 ans de ça, et une fois la paix retrouvée, ils ont décidé qu’aucun d’entre eux ne l’emporterait sur l’autre. _En voilà un bel idéalisme. _Cela semble marcher puisque depuis, ils ne se sont jamais combattus. Ça plus ces lanciers du soleil qui semblent veiller au grain… _Ces lanciers du soleil ? L’archère tendit un parchemin pour lui montrer un portrait sans doute fait il y a quelques années d’un personnage tenant javelot et bouclier, à l’armure de métal et à la jupe courte, aussi bien pour homme que pour femme. La guerrière eut un sourire nerveux, toujours les bras croisés. _C’est quoi ça ? une race de sous-guerrier ? _Ne sois pas médisante tu veux ? il semble y existé des combattants différents des tyriens. Des Derviches et des…attends…ah, des parangons ! Devona fit une moue explicite, peu convaincue. _Mouais. Tout c’est bien joli, mais je ne vois pas le rapport avec ce qui s’est passé tout à l’heure. _Moi non plus…je veux dire, si ces lanciers sont réellement aussi efficaces, c’est étonnant qu’ils aient laissé passer une chose pareille. Ce navire était…comme maudit par cette marque. Et celui qui l’a gravé dans le bois à tuer tout l’équipage pour une raison obscure. _Tu crois vraiment que c’est ce qui s’est passé ? _Tu y vois une autre explication ? Devona réfléchit un instant avant d’abandonner ; elle n’aimait pas avouer son impuissance, mais il est vrai qu’elle ne comprenait pas grand chose à la situation. _D’accord…mais pourquoi avoir fait une chose pareille ? ils auraient pu amarrer au port et envahir tous les pêcheurs de cette saloperie qui les a rendu fou. Quitte à provoquer la panique ! _Tu n’as pas tord, mais tant que l’on ignore l’origine de cette marque, on ne peut que spéculer sur l’origine de ce massacre. _Alors quoi ? on reste là et on attend d’en recevoir un autre ? Kitty eut un soupir en enroulant doucement son parchemin, les yeux dans le vide. Alek se réveilla et bailla de toute sa hauteur avant de déglutir à petits coups, encore dans les bras de Morphée. _Malheureusement, on ne peut pas faire grand chose. Cela ne nous regarda pas dans le fond. _Cela nous regarde si cette… « chose » - je n’arrive pas à lui trouver un nom - arrive jusqu’à nos terres et met les pêcheurs ainsi que le commerce en péril ! La jeune femme eut un sourire, toujours impressionnée par la passion que son amie était capable de déployer pour protéger son entourage. _Et que veux-tu faire ? te rendre à Kamadan et leur rentrer dans le lard en les accusant de nous envoyer des bateaux ensorcelés ? _Hum non… évidemment non. _Le problème doit être interne. Mais je me vois mal leur envoyer une coursive en leur expliquant ce qui vient de se passer. Ils pourraient mal le prendre. Alek, mon gros… Elle tapota la tête de l’animal pour pouvoir se redresser mais ce dernier grogna de manière agacé. _Gnn… Il se redressa lentement et fit demi-tour, la queue basse. C’est qu’il voulait dormir lui. _Je crois qu’il est temps de rentrer, se moqua gentiment Devona, sinon tu vas être bonne pour le porter sur ton dos, à voir comment il traîne la patte… Kitty se remit debout avec un large sourire. _J’ai compris, j’ai compris. On rentre. Elle rangea les rouleaux à leur place et en prit d’autres pour une lecture nocturne. Devona se contenta de lever les yeux au ciel et elles sortirent rapidement après s’être rendue compte qu’il commençait à pleuvoir. Elles durent courir pour rejoindre leur demeure en hauteur et s’enfermèrent à double tour afin de contrer le vent violent qui était en train de se lever. _Ah ah ah ah ! _Arrête de rire ! s’agaça la guerrière devant la mine hilare de son amie, j’en ai assez d’être trempée à longueur de journée ! _Dé…désolée !…mais si tu voyais ta tête ! Les deux amies se moquèrent mutuellement de l’une et de l’autre avant d’attraper de quoi se sécher et se réchauffer. Elles dînèrent quelque chose de frugal avant d’aller se coucher. Alek grimpa les escaliers en deux petits sauts puis s’allongea de tout son long à côté du lit de sa partenaire. Kitty passa au-dessus de lui avec un sourire amusé et s’allongea sous les draps en le regardant respirer simplement, afin rassuré. Devona s’étira de toute sa hauteur et s’assit sur son lit, une pièce de sa lourde armure dans la main. Elle soupira de déception en pensant que les autres morceaux gisaient au fond de la mer puis décida de souffler sur la bougie pour plonger la demeure dans la pénombre. Elle s’endormit sans attendre et pensa passer une nuit agréable malgré l’événement de la journée. « Devona ! » « Que.. ! » Elle sursauta immédiatement sur son épée au cri qu’elle perçut dans son esprit et regarda autour d’elle avec attention. Une lueur venait du rez-de-chaussée. Elle plissa des paupières et jeta un coup d’œil rapide pour deviner la silhouette fine de son amie d’enfance, droite devant la cheminée mystérieusement allumée. Alek était là aussi, mais à une distance étrange pour le félin. _Kitty ? La jeune femme ne bougea pas, comme hypnotisée par les flammes. Devona serra le pommeau de son arme et descendit lentement les marches une à une, les sens aux aguets. Alek recula de quelques pas et vint vers elle, le poil hérissé. La guerrière sentit l’inquiétude qui émanait de l’animal et comprit que c’était lui qui l’avait appelé. C’était rare et donc de fois plus inquiétant. _Kitty ? Elle s’approcha prudemment de son amie et vit tout de suite que c’était pas elle qui se trouvait là, debout en sous-vêtement devant ce feu de cheminée. Ses pupilles étaient arrondies à leur maximum et des canines à peine visibles se tenaient sur sa lèvre inférieure. Sans compter cet air sur son visage qui la changeait du tout au tout. La femme qu’elle connaissait, émotive, impulsive et idéaliste, avait été remplacé par cette entité qui avait pris le dessus sur son esprit, froid, calculateur, violent, primitif. L’esprit de Mélandru insufflé dans le corps de son amie alors qu’elle n’était encore qu’un foetus dans le ventre de sa mère… _Eh. Réveille-toi ! La guerrière tendit à peine la main vers son épaule pour la secouer qu’elle reçut un coup et fit un bond en arrière pour en éviter un autre. L’esprit la fixa, le bras encore tendu, les ongles trop longs pour être humain. Devona regarda son bras et vit trois griffes sanguinolentes. _A quoi tu joues ?! Tu n’as aucune raison d’être là ! _…cela ne te regarde pas. Même la voix était différente. Froide, chaque syllabe finement ciselée…rien à avoir avec la voix presque grave de celle qu’elle connaissait. _Oh si ça me regarde ! Tu ne devrais pas avoir pris le dessus ! Kitty n’était ni triste, ni en colère ! L’esprit eut un sourire en coin qui dévoila un peu plus ses canines. _Si tu t’imagines que je m’arrête seulement à ses émotions…ce serait rudement me sous-estimer. La guerrière serra les dents. Ce n’était pas normal. Jamais en trois ans, l’esprit avait envahi son amie pendant son sommeil. C’était un peu paradoxal d’ailleurs… _Qu’est-ce que tu veux ? L’esprit eut un autre sourire avant de s’assombrir et de regarder les flammes rougeoyantes qui continuaient de dévorer la bûche installée là malgré les températures déjà satisfaisantes. _…l’équilibre est rompu…murmura-t-elle dans un souffle, les pupilles rétractées, il faut que tu l’empêches de continuer… _Qui ? _Kitty. Devona fronça des sourcils, les doigts ancrées sur son épée. _Continuer quoi ? _…à brider ma présence… _Je…ne suis pas sûre de te suivre. L’esprit montra légèrement des crocs, agacée. _Demande à Mhenlo ! Tu comprendras ! Saches que je suis là pour une bonne raison…La Liche n’était rien à côté de ce qui se prépare… Alek poussa un grognement furieux, les épaules arquées en avant. Il gardait forcément un mauvais souvenir de sa mort douloureuse dans la lave. Et sa haine envers ce monstre était toujours aussi forte malgré sa renaissance. _Houlà attention ! Kitty tituba dangereusement en direction des flammes quand elle parvint enfin à se réveiller. Devona la rattrapa à temps en lâchant son épée qui tomba lourdement sur le sol. _…qu’est-ce que… _Doucement, ne force pas. Elle l’aida à s’asseoir sur leur canapé et s’en alla chercher de l’eau pour l’aider à déglutir. Kitty regarda autour d’elle, quelque peu perdue. Son corps était épuisé alors qu’elle était censée dormir… _Gnuf ! Alek se posa sur les pattes avant et baissa la tête sur ses genoux pour demander des caresses et la rassurer de sa présence. _Qu’est-ce qui s’est passé ? je…je deviens somnambule maintenant ? _Non. C’était « elle ». Elle a mis le feu dans la cheminée et t’a laissé là jusqu’à ce qu’Alek me réveille. Le félin s’avança un peu plus sur les genoux de son amie et cette dernière le caressa d’une main perturbée. Pour elle, la nuit était quasiment le seul moment où elle pouvait se reposer sans craindre ce genre de chose… _Qu’est-ce qu’elle voulait ? elle t’a attaqué ! Devona regarda son bras et eut un sourire en haussant les épaules. _C’est rien du tout ça. Alek m’a fait pire. Par contre, je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle attendait. Elle m’a juste dit que ce n’était pas fini…et que la Liche n’était rien du tout par rapport à ce qui nous attendait. Kitty se referma aussitôt, la poitrine douloureuse. _Le bateau… _Je pense oui. Un truc pareil n’arrive pas tous les jours et la magie plus qu’imposante sans doute été causé par quelque chose. Chose assez importante pour forcer ton double à sortir sans ton consentement. La jeune femme prit une longue inspiration, les dents serrées. Elle aurait du s’en douter. Ces avertissements qu’elle entendait…ils n’étaient pas nés sans raison. Elle ne les avait compris, l’esprit de Mélandru avait donc employé les grands moyens. _Par contre, elle m’a demandé de parler à Mhenlo, continua la guerrière en la sentant troublée, il faut croire que son idée de tatouage a de quoi l’inquiéter, car elle n’appréciait pas du tout l’idée que tu parviennes à la brider. C’est elle qui a utilisé ce mot, pas moi ! Kitty eut un sourire nerveux et repoussa ses cheveux d’une main fatiguée. _Elona a des soucis…et je me demande si nous devrions pas nous en mêler finalement. _Ah…et comment tu vas faire ? leur envoyer une coursive pour les remercier de nous envoyer des bateaux ensorcelés ? La jeune femme leva les yeux au ciel à la plaisanterie de la guerrière puis décida de rejoindre son lit malgré ses jambes encore flageolantes. Alek se fit fort de la raccompagner tandis que Devona éteignait le feu de cheminée qui rendait l’air carrément étouffant. Bien sûr, elles n’allaient pas se jeter tête baissée sur le premier bateau en partance pour le pays du soleil. Elles devaient encore s’assurer qu’elles ne s’affolaient pas pour rien. Après tout, elles ne connaissaient quasiment rien de ce pays…et l’Arche du Lion avait encore besoins de ses héros. |
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22/05/2008, 14:43
Message
#12
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
La suite comme toujours. Cette fois, les choses se précisent au pays du soleil. J'espère que les morceaux que je vous présente ne sont pas trop longs, j'ai tendance à oublier que le format change une fois sur le forum.
Bonne lecture malgré tout ^^ 07 _Nous y voilà. Horus leva les yeux, debout cette immense porte maintenant close. Il avala difficilement sa salive, le cœur battant à vive allure. Il allait mettre les pieds dans ces ruines connues de tous, et ce n’était pas pour le rassurer. Il se sentait vraiment tout petit face à ce fantôme qui gardait farouchement l’entrée. _Je suis le Maréchal des Lanciers, Kormir. Nous recherchons l'accès aux chambres principales. _Votre nom ne signifie rien pour moi. Je vous avertis comme je l'ai fait pour les autres : la mort rôde dans ces salles poussiéreuses. N'entrez pas ! _Que ! La maréchale leva une main pour empêcher le parangon d’avancer, son javelot près de lui. _Les siècles ont brouillé vos sens, fantôme. Nous sommes les Lanciers du Soleil. Nous passerons avec ou sans votre accord ! Les portes s’ouvrirent dès que l’esprit eut fini de réfléchir et le jeune homme découvrit un couloir tapissé plutôt décoratif. Ils entrèrent avec prudence, conscient qu’ils mettaient les pieds dans un endroit dangereux. _Attention Horus ! Il sortit brutalement de ses pensées quand une lourde cloche fit mine de s’effondrer pile à l’endroit où il se trouvait. _Bon sang ! Il se jeta en avant et se rétablit rapidement quand le sol trembla lourdement sous l’impact du piège. La poussière éjectée lui fouetta le visage et il pesta contre son manque de vigilance. _Tout va bien ? Koss lui tendit une main secourable et il le remercia, penaud. Kormir ne fit pas état de la situation mais remarqua bien vite un esprit belliqueux qui les observait à bonne distance, les mains prises par une plaquette antique. _La chambre est scellée ! Je ne vous autoriserai pas à entrer ! _Si vous nous donnez pas la clef de bon grès, nous devrons la prendre de force, déclara Kormir sans se démonter. Horus serra son javelot et comprit le message. Il attaqua le fantôme mais réalisa bien vite que cette salle était infesté par les morts vivants. _Par les dieux ! _Laisse-les moi, je m’en occupe ! Koss le doubla au pas de charge et se jeta sur le premier squelette en poussant un cri de rage. Melonni prit une seconde inspiration et jeta sa faux autour d’elle dans un mouvement élégant pour découper les os de leurs assaillants. _Revenez ici ! Horus se jeta à la poursuite de l’esprit qui tenait cette tablette de pierre et le pourfendit d’un javelot jeté avec précision. Il sentit quelque chose le piquer dans le cou mais n’y fit pas attention avant que son horizon ne commence brusquement à se troubler. « C’est pas vrai ! » Il n’avait pas vu les gueules de gargouilles qui projetaient des flèches empoisonnées au centre de la pièce. Mais il refusa d’utiliser le confort du meneur car ce sort le ferait aussitôt décoller du sol. Il serait alors la cible parfaite pour ces soldats morts vivants. « Attends un peu… » Malgré son état, il remarqua que l’esprit ne pouvait que tourner en rond, toutes les portes étant closes. Il décida alors d’utiliser la ruse et se baissa pour se cacher derrière l’un des murs des escaliers. Koss et Melonni étaient occupés par leurs ennemis mais ils avaient l’avantage. Horus se concentra sur son ouïe et perçut le vent qui prévenait de l’approche du soldat belliqueux. Il se redressa subitement quand ce dernier le dépassa sans s’en rendre compte et le transperça à l’aide d’une attaque vicieuse. Il lui arracha aussitôt la tablette des mains et chercha à rejoindre Kormir qui patientait devant une autre porte. _Dépose-là sur ce piédestal s’il te plait. Il lui obéit sans plus attendre et les portes s’ouvrirent dans un coulissement presque parfait. Il fronça les sourcils, perplexe. Il lui aurait fallu du temps pour découvrir ce système magique. _Madame…comment en savez-vous autant sur cet endroit ? Elle le regarda quand Koss et Melonni revinrent saufs, une fois la bataille achevée. _Le travail d’un maréchal des lanciers ne s’arrête pas aux champs de bataille, lui dit-elle mystérieusement, mais venez, nous devons trouver les autres tablettes pour continuer à ouvrir ces portes. Elle passa la première sous la cloche surélevée et ses compagnons durent attendre que cette dernière ne s’effondre avant de passer à leur tour. Ils découvrirent avec surprise que les fameuses tablettes étaient abandonnées au sol, mais protégées par des fantômes d’ancien lanciers du soleil qui erraient ici pour une raison inconnue. _Evitons de les heurter. Ils sont de nos camarades. Horus déglutit, mal à l’aise. Cela ne lui disait pas de finir ici pour le reste de l’éternité. Il avait plutôt pour idée de mourir entouré de ses proches…peut-être même de sa future famille…et obtenir le droit de rejoindre l’endroit de paix prévu pour les âmes pures et sereines. _Houlà, il fait chaud ! Koss freina brutalement quand des jets de flamme naquirent des murs pour frapper les colonnes de pierre qui soutenaient le plafond. Tout autour, des squelettes d’anciens combattants qui avaient bien l’intention de leur faire subir le même sort qu’à eux. _Il faut deux tablettes, fit remarquer Melonni en leur désignant les deux piédestaux qui couvraient la nouvelle porte. _Continuons de fouiller. L’autre ne doit pas être loin. Horus déposa la pierre qu’il avait emporté avec lui devant le petite édifice, méfiant. Kormir eut un fin sourire, signe qu’il avait eu raison d’agir ainsi. Il la suivit cependant dans les escaliers et découvrit l’autre esprit d’un lancier qui se promenait ici sans presque les remarquer. Protégé par Koss et Melonni, il contourna prudemment les flammes et attrapa la tablette avant de recevoir un javelot mécontent. _Arg ! Il serra les dents, troublé par la douleur mais se redressa courageusement en toisant l’ancêtre de son régiment. Il fit ensuite demi-tour en accélérant le pas malgré son épaule sanguinolente et descendit les marches en cadence. _Parfait Horus. Tu peux te soigner à présent. Il acquiesça en donnant la tablette à sa supérieure hiérarchique et s’éleva doucement dans les airs pour sentir sa blessure se refermer avec douceur. La douleur disparut peu à peu et quand il reposa les pieds au sol, il était totalement guéri. Melonni aida la Maréchale à ouvrir la deuxième porte en posant la tablette sur l’autre piédestal et ils purent descendre les marches qui découlaient dans la pièce suivante. _Excellent travail ! Nous devons continuer, la troisième épreuve nous attend. Ils avancèrent avec prudence et se retrouvèrent bientôt face à un autre esprit. Horus pensa que cela ne pouvait être que les seules créatures capables de survivre dans un tel endroit, quand il réalisa que ce dernier n’était pas belliqueux à leur égard, mais préventif. _Nous sommes ici pour détruire ce qui se trouve dans la chambre principale. Mettez-vous sur le côté, fantôme. _La chambre principale est scellée pour une bonne raison. D’autres sont venus avant vous mais le mal de l’Apocryphe demeure. « L’Apocryphe ? » Horus fronça les sourcils quand Melonni s’avança en négociatrice. _Si vous êtes fermement opposé à cet « Apocryphe », vous nous aiderez à le détruire. Je vous en prie. Nous sommes du même côté. Œuvrons ensemble. Koss eut un large sourire devant la véhémence de la derviche, mais cela sembla faire réfléchir l’esprit. _Vous semblez dire la vérité, souffla-t-il après un moment, très bien, j’accepte de vous aider. Je déposerais cette tablette sur le piédestal, mais je vais avoir besoin de votre protection pour y arriver. _S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir ! Le parangon eut un soupir devant la joie débordante du guerrier à l’idée même de se battre et le suivit dans la salle pour nettoyer cette dernière des morts vivants, des squelettes belliqueux et autre joyeuseté lâchée du monde des morts. Il se concentra sur chacun de ses javelots et sur la santé de ses compagnons, conscient qu’il ne n’avait droit à aucune erreur. Peu à peu, l’esprit les suivit à distance, et une fois que les os étaient été réduits en poussière, déposa la tablette à sa place avec cérémonie. Comme pour ceux avant lui, les portes s’ouvrirent presque sans bruit. _Merci Kahdash, déclara la derviche avec sincérité, je jure que nous ne prendrons aucun repos tant que le mal ici n’aurait pas cessé. _Bien dit Melonni, répondit Kormir de manière exaltée, en avant les amis ! Pour la gloire des lanciers du soleil ! Horus leva les yeux au ciel d’une mine désespérée qui fit sourire Koss jusqu’aux oreilles. _Tu as entendu les femmes ? en avant ! Il les regarda partir à trois dans la dernière salle de la cité en se demandant pourquoi ils étaient aussi excités à l’idée de foncer malgré le danger, mais il fronça aussitôt les sourcils quand il sentit une aura puissante et malfaisante qui lui écrasait déjà la poitrine. _Attendez ! Kormir s’arrêta net à son avertissement et le vit pointer du doigt un endroit au centre de cette nappe d’eau étrange. Le fameux « Apocryphe » se dessina enfin entre d’étranges racines qui commençaient à envahir la structure et qui ne semblaient pas déranger les squelettes environnant. « Une énorme pierre mouvante…c’est donc ça, la cause de tout ce mal ? » Ils s’approchèrent plus prudemment. Le jeune parangon s’arrêta au muret, le visage refermé. Cette chose était couvert d’inscription magique et ne cessait de changer de forme tel un vieux jouer d’enfant. _Méfiez-vous de son apparence et attaquons-le avec intelligence. Séparons-nous en deux groupes, Horus, Melonni à gauche. Koss, tu viens avec moi. _Comme vous voulez. Les jeunes gens obéirent à la femme d’expérience et se débarrassèrent des morts vivants avant de se concentrer sur leur ennemi principal. Ce dernier baignait dans quelques centimètres d’eau et semblait les attendre sans bouger ou presque, dans une danse ondulatoire plutôt désagréable. Horus serra les dents et décida qu’il était temps d’attaquer avant que ce soit ce monstre qui le fasse. Il ouvrit ses fameuses ailes blanches qui lui valaient son surnom et entonna d’un chant qui paraissait mélodieux aux oreilles des hommes mais pas à celle des créatures maléfiques. L’Apocryphe se sentit plus lent dans ses mouvements et changea brutalement de forme pour effacer les effets de cette attaque. _Quelque soit cette abomination, nous allons la vaincre ! En avant ! Ils se jetèrent droit sur elle sans réfléchir, prêts à tout pour la mettre en pièce. Koss frappa de toutes ses forces, protégé par le parangon qui chantait presque à tue-tête afin de leur appuyer de son mieux. Melonni trancha l’air et poussa la chose par la puissance de ses enchantements, soutenue par une Kormir féroce et appuyée. _On recule ! L’Apocryphe s’écroula bientôt sans bruit mais éclaboussa les combattants en tomba en morceau dans cette eau qui leur arrivait à la taille. Horus se laissa asperger, le souffle court. Koss posa une main sur son épaule pour le remercier à sa manière, conscient que le jeune parangon avait tout fait pour sa survie. _Quelle est donc cette chose ? murmura Melonni en s’arrêtant près des rochers abandonnés, je n’ai jamais rien vu de tel. _Nous avons besoin d’étudier la chose…sortons d’ici sans plus attendre et scellons l’ancienne cité pour éviter que d’autre ne viennent déranger les esprits. Horus, prends les devants. _A vos ordres. Il fit demi-tour sans plus attendre, la poitrine encore douloureuse. Mais ce qu’il venait de voir le terrifiait, il devait bien l’avouer. C’était un soldat, il n’avait pas à craindre les combats, mais lorsque ceux-ci touchaient à la magie, il était plus que méfiant. Cette aura écrasante avait tué tous les miniers et risquait de s’en prendre aux modestes habitants de Kamadan. Il savait qu’il devait faire quelque chose…mais il était totalement impuissant. Et bien que son admiration était sans faille pour Kormir, il commençait à douter. Son univers était en train de changer…bien sûr, cela aurait été puéril de croire que cela n’arriverait jamais mais…pas de cette manière du moins. Il leva les yeux au ciel quand il se rendit compte que la nuit était déjà en train de tomber. Il se sentait si las en vérité…ce combat l’avait épuisé. |
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26/05/2008, 12:27
Message
#13
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Petit morceau sans prétention pour ceux qui suivent ^^
Bonne lecture 08 Il faisait à peine jour quand Alek rouvrit les yeux. Il s’étira longuement et se gratta frénétiquement l’oreille avant de réaliser que sa partenaire n’était plus dans son lit. Il contourna le mur et vit que Devona dormait toujours, la tête glissée sous son oreiller. Il renifla autour de lui et comprit que Kitty était sortie sans lui. Il retint difficilement un grognement de désaccord puis s’appuya sur le lit de la guerrière pour attraper l’oreiller en question du bout des crocs. _Hummm…Allleeeek…dégage… Devona balaya l’air d’une main sans force et le familier souffla brutalement par le museau, agacé. Il fit demi-tour sans attendre plus longtemps et traversa la chatière qui lui était destiné pour sortir au dehors. L’Arche du Lion commençait à se réveiller et les marchands ouvraient leur étalage pour se préparer à vendre une journée de plus. Le félin traversa la place centrale d’un galop élancé et s’arrêta brusquement avant de renifler l’air autour de lui. Il braqua sèchement sur sa gauche et grimpa une colline verte avant de repartir en arrière et s’enfoncer dans les ruelles qui séparaient les maisons des habitants. Il renifla de nouveau l’air puis le sol pour le suivre tel un chien de chasse et revenir sur cette fichue chapelle envahie par les mites et la poussière. Il gratta faiblement la terre d’une patte ennuyée, puis se décida à entrer, les oreilles basses. « Ecoute, je ne te demande pas de renoncer. Mais d’y réfléchir » « J’y ai réfléchi toute la nuit Mhenlo, je ne sais pas ce qu’il te faut ! » « Tu crois vraiment que Mélandru va rester sans réagir ? elle ne t’a pas offert une partie de son esprit pour rien » « Offert ?…offert ?! j’ose espérer que tu plaisantes ! » Le félin se faufila entre les vieilles étagères, les babiches légèrement retroussées. Il s’arrêta quand il devina une troisième odeur, plus piquante celle-là. _Et bien et bien, que vois-je ? vous allez l’air de vous amuser tous les deux. _Cynn ! Il s’avança un peu et retrouva son amie en compagnie du moine et de l’élémentaliste qui venait d’arriver. Il préféra rester dans la pénombre, conscient que l’archère était très nerveuse. _Si je ne vous connaissais pas, je pourrai me demander ce que vous faites là tous les deux sans votre chaperon. Devona n’est pas là ? _…elle dort encore… _Ciel ! c’est pratique alors ! _Cynn s’il te plait, nous ne sommes pas ici pour nous amuser. La jeune femme croisa les bras, peu réceptive à la douceur de Mhenlo. Ce dernier soupira et se passa une main gênée sur son crâne chauve. _Je veux emprisonner l’esprit de Mélandru, murmura alors Kitty en se passant une main dans ses longs cheveux blonds, l’empêcher de prendre le contrôle sur moi pendant que je dors. _Pourquoi, tu deviens sauvage ? _Cynn ! _Excuse-moi, je me renseigne, siffla l’élémentaliste avec jalousie. _Tu crois ce que tu veux, cracha la rôdeuse avec hargne en faisait quelques pas pour se dégourdir les jambes, j’en ai marre de devoir me justifier à chaque fois que je fais quelque chose. Mhenlo ouvrit la bouche pour réagir mais crut bon de ne pas en rajouter devant le regard noir que lui lançait sa compagne. Il décida alors de changer de sujet et de revenir à celui qui les préoccupait à la base. _Je peux comprendre que tu veuilles rapidement agir, mais ces tatouages sont fait exclusivement pour des ritualistes. Et tu n’en es pas une malgré ton ouverture particulière sur le monde des esprits. _Alors quoi ?! je dois attendre qu’elle revienne à la charge et me fasse encore attaquer l’un d’entre vous ?! _Il me faudrait les modifier à ta condition mais cela pourrait prendre des mois ! il faudrait faire plusieurs essais et voir si l’esprit… _Alors autant commencer maintenant. L’archère attrapa son protège poignet et tira sur les lacets de cuir qui le retenait avec les dents. _Vas-y, dessine-moi ce fichu tatouage. Je veux savoir si ça marche. _Kitty ! _Je ne vais pas rester là planter alors que quelque chose se trame sur Elona et risque encore de me rendre folle ! Mhenlo ouvrit les mains mais les referma sous l’effet de la colère. _Un maître ritualiste serait le mieux pour faire ça, je pourrai faire une erreur. _Je te fais confiance. _Ça ne risque pas de diminuer tes capacités ? L’archère leva les yeux vers Cynn qui était devenu sérieuse, une fois la jalousie envolée. _Je te rappelle quand même qu’il t’a fallu plusieurs mois pour te faire à tes sens exacerbés par Mélandru. Voir presque un an. Imagine qu’ils se détraquent encore avec…ces trucs que tu veux te coller sur les poignets ? _La meilleure place serait autour de ton cœur d’ailleurs, nota le moine avant de regarder ailleurs sous le tressaillement de l’élémentaliste, ce n’est pas moi qui le dit mais les formules ! _Pas le cœur, déclara Kitty avec fermeté, je tiens à garder au moins ça d’humain. Alek se redressa alors vivement et décida de sortir de sa cachette pour éviter que la situation n’empire. Kitty se pinça les lèvres et le regarda venir vers elle avec une mine peinée. _Je ne voulais pas que tu entendes ça. Le félin plaqua ses oreilles sur son crâne et s’arrêta devant elle, le poil hérissé. L’archère évita son regard, maintenant mal à l’aise. _Alek a raison…tu devrais attendre de savoir ce que l’esprit de Mélandru attend exactement de toi. Elle pense que quelque chose de grave se passe à Elona, la brider serait plutôt mal venu, tu ne crois pas ? _…on voit que ce n’est pas toi qui doit la supporter… _Je sais…mais je ne te ferai pas ces tatouages sans être certain qu’il s’agit là de la meilleure solution. Quitte à ce que l’esprit de Mélandru me le dise lui-même. Kitty serra les dents et préféra quitter cette chapelle de malheur d’un pas énervé, son protège poignet en main. Mhenlo voulut la retenir mais il comprit que cela ne servirait à rien et laissa tomber en voyant sa silhouette disparaître sous les étagères. Alek fit volte-face et décida de la suivre en accélérant sa course. Il se retrouva vite dehors mais ne la vit pas tout de suite. Il huma alors l’air autour de lui et remonta sur cette colline d’herbe qui semblait surplomber la place centrale de l’Arche. Kitty ruminait seule dans son coin. Elle fit d’ailleurs plusieurs tours sur elle-même avant de violemment se laisser tomber par terre. Alek s’élança alors, inquiet, mais il vit qu’elle était toujours consciente, les bras ouverts, les yeux ouverts sur le ciel bleu qui passait au-dessus d’eux sans se soucier de quoique ce soit. _Gnouf… Il posa son museau humide sur le front de la jeune femme et cette dernière eut un sourire en levant les yeux sur sa gueule de carnivore. _T’es pas très beau de si près tu sais ? _Gnouf ! Il se redressa aussitôt et secoua la tête, vexé. Sa partenaire eut un rire nerveux avant de tendre une main vers lui pour sentir sa fourrure. Il s’allongea alors en sphinx et se laissa gratouiller sur le poitrail, conscient du trouble qui l’envahissait alors. _J’avais besoin de savoir, tu comprends ?…je ne veux pas rester toute ma vie sous l’emprise de cette chose…si Mélandru a vraiment besoin de moi alors, d’accord…mais sinon… Alek n’eut qu’un soupir, puis s’allongea complètement à ses côtés, sa gueule entre ses pattes. Ils étaient bien, tranquilles sous un ciel clément. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé. Comme le calme avant la tempête. |
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09/06/2008, 16:25
Message
#14
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Voilà un autre morceau après ces jours vides ^^
Bonne lecture à vous. "_Je vous dis et répète que c’est une très mauvaise idée de venir dans cette région sans établir un plan en cas d’attaque des corsaires ! Que vous a appris Kormir pendant toutes ces années ?! _Nous ne préparons pas un siège Dunkoro, souffla Melonni avec patience, nous allons juste chercher Jek. _Cet imbécile…marmonna Koss en serrant le pommeau de son épée, je l’entends d’ici clamer sa supériorité envers la maréchale. Je ne vois pas pourquoi Puuba nous a demandé de venir le chercher dans cette cambrousse ! On n’a vraiment pas besoin de lui pour contrer l’invasion des pirates ! Horus eut du mal à retenir un soupir désespéré. Serrant son javelot dans une main et son bouclier dans l’autre, il avançait avec difficulté dans l’eau poisseuse des Etendues de Zhelon, là même où ils étaient venus chercher la derviche. Le village de pêcheur se dessinait tout au nord, là où la mer rejoignait les terres et où les bateaux mouillaient leur ancre. Le jeune parangon regarda autour de lui et chercha la silhouette d’un autel de résurrection, comme lui avait indiqué l’un de ses supérieurs pour retrouver sa route et dénicher l’homme en question. _Kormir a sans doute une bonne raison pour laisser certaines de ses responsabilités à d’autre. Et Jek est un très bon soldat. _Ça se saura ! tonna le guerrier avec colère, j’ai surtout hâte de lui coller mon épée entre les omoplates !… Quoi ? Il s’arrêta quand il vit son ami lever une main franche pour leur faire signe de ralentir leur allure. L’ancien lancier du soleil se trouva à moins d’un mètre, s’impatientant non loin de son habitation de bois. _Alors c’est vous les petits préférés de Kormir, siffla-t-il en remarquant bien vite cet étrange groupe qui ne ressemblait à aucun autre, il paraît que vous avez une demande à me faire ? _Nous avons besoin d’officier compétent pour aider à repousser les corsaires qui envahissent nos terres. C’est une demande express de la Maréchale. _Ah ah enfin, elle courbe l’échine ! Je savais bien qu’elle n’était pas faite pour toutes ces responsabilités ! Ils auraient du me choisir à l’époque ! je l’avais bien dit ! Horus cacha difficilement son irritation, les dents serrées. L’officier eut un sourire mesquin en devinant son état et ouvrit les mains dans un signe de provocation. _Mais je ne suis pas prêt à suivre n’importe qui. Montrez-moi d’abord de quoi vous êtes capables ! _Ça, il ne faut pas le demander deux fois ! _Koss ! Melonni tenta de retenir le guerrier, mais en vain. Elle n’eut alors d’autre choix que de lancer un enchantement pour atténuer les coups qu’il prit sans comprendre. Le vieux Dunkoro se chargea de le soigner tandis qu’il tentait toujours plus de contrer l’ancien officier qui se jouait de lui en quelques passes de son bâton. Horus n’eut qu’un soupir et fit le grand tour pour ne pas se faire remarquer. Seul le moine sembla deviner ses intentions. _Ça suffit maintenant. Il glissa son javelot sous le menton de l’officier, debout dans son dos et ce dernier cessa aussitôt de ricaner, pris sur le fait. _C’est le châtelain Puuba qui nous envoie. Il a dit que vous pouvez nous aider, mais nous pouvons toujours vous laisser ici. Rien ne nous oblige à vous obéir comme un petit chien. Vous n’êtes plus dans la partie. _Je te trouve bien insolent le Blanc. Ce n’est pas parce que Kormir t’a sorti du bourbier dans lequel tu vivais que tu dois me manquer de respect ! L’intéressé le poussa violemment, piqué à vif, les lèvres blanches de colère. Melonni crut bon de se placer entre les deux hommes, sa faux aiguisée entre les mains pour mieux les séparer. _Ça suffit maintenant. Nous n’avons pas de temps à perdre en bavardage ! Vous venez avec nous, oui ou non ? L’officier remit son col en place d’un geste sec et fit demi-tour sans attendre. _Plus vite je serai au sanctuaire, plus vite je serai débarrassé de vous. Allons, pressons ! Je n’ai pas que ça à faire ! _Je vais le… ! Dunkoro tendit une main pour arrêter Koss et ce dernier bougonna dans sa barbe en gardant tout de même son arme à porter de ceinture. Horus prit un temps pour calmer son irritation et Melonni l’attendit alors que les hommes avançaient devant eux. _Tu es sûr que ça va ? Je te trouve très nerveux depuis notre départ. _Désolé…murmura-t-il, ses yeux électriques, je m’inquiète pour la Maréchale. Cela fait plusieurs jours qu’elle n’a pas donné signe de vie et je ne comprends pas comment elle compte repousser les corsaires qui se font chaque jour plus nombreux. La jeune derviche eut un petit sourire amusé avant de poser une main sur son épaule. _C’est dur de couper le cordon, lui dit-elle sur un ton de moquerie légère, mais ne t’en fais pas, tu t’en sors bien. Le jeune homme haussa les sourcils avant de sentir la gêne lui monter aux oreilles. La derviche se contenta de rire doucement puis s’en alla rejoindre Koss pour garder un œil sur lui et ses humeurs. Horus n’eut qu’un soupir en se massant la nuque. Il regarda un instant autour de lui puis rejoignit le groupe qu’il était censé diriger d’un pas rapide. Ce n’était pas le moment de faillir à la tache. _Iiaa ! Un bruit sec résonna dans la cour de sable clair. Deux bâtons s’entrechoquèrent et les parangons se séparèrent après s’être repoussé mutuellement. Soda fit tournoyer son arme des deux mains et se déplaça en pas chassé pour garder un œil sur son adversaire. Horus chercha son point faible et frappa sur le côté. Il fut paré, il virevolta alors et tenta le dos. Soda serra les dents et lui renvoya le coup dans les jambes. Son ami tomba sur le genou en jurant mais bloqua son arme en dressant son bâton au-dessus de sa tête. Les deux amis s’affrontèrent en pesant toutes leurs forces et Horus se remit lentement sur pied avant de frapper son camarade en tournant son bâton sur le côté. _Holà ! Soda recula vivement et se frotta le nez après avoir senti le bois lui frôler la peau. _Désolée ! Ça va ? _Il a eu chaud ! Tu comptais me défigurer c’est ça ? Horus eut un sourire en parant son coup donné sans violence et les deux amis décidèrent de cesser là leur entraînement. _Soda ! Tu viens ? on doit y aller ! Le jeune homme leva ses yeux verts et vit que deux femmes l’attendaient sous les arcades pour éviter la chaleur. Horus haussa un sourcil, surpris. Son ami fit de même avec les épaules, amusé. _Que veux-tu ? mon charme animal… _Arrête tes bêtises, Kyaa n’aime pas les hommes. _Ah ah mais je pourrai peut-être la faire changer d’avis ! se moqua-t-il en lui lançant son bâton qu’il attrapa d’une main adroite, non sérieusement, Jek nous a donné une mission dans les îles d’Issnur, un truc à aller chercher, je ne sais plus quoi. On devrait être rentrer ce soir. _D’accord…eh, faites quand même attention ! Les corsaires ne sont jamais loin ! _Oui papa promis ! Horus leva les yeux au ciel à la remarque de son amie et eut un salut de la fameuse Kyaa avec qui il s’était également entraîné pendant des heures. Elle possédait une force démesurée pour une jeune femme de sa taille. Rien d’étonnant à ce que les lanciers l’aient engagé presque en même temps que le jeune homme à l’époque. _Bon… Maintenant seul, il décida de faire quelques exercices face au mannequin de paille qui ne pouvait pas réellement lui répondre mais qui aidait à encaisser les chocs. Il s’arrêta une fois épuisé et s’en alla prendre une douche après avoir été remettre les bâtons à leur place dans la salle des armes. « Non mais tu l’as vu ? Il va l’envoyer sur les roses la pauvre ! » « Faut dire que ce vieux croûton se croit déjà tout permis. Vivement que la Maréchale revienne pour le remettre à sa place. J’en peux plus de ses réflexions sur nos attitudes à son égard » Il entendit des remarques de voix féminine et se dépêcha de se rhabiller, les cheveux encore trempés. _Tiens voilà le faucon. _Sadha ? Une autre femme parangon qui le salua en le dévisageant grandement. Il regretta d’être sorti si vite de son trou et se racla la gorge, gêné. Il avait l’habitude de l’éviter d’habitude. _Un problème avec Jek ? _Pas vraiment, souffla l’intéressée en continuant de le déshabiller du regard d’un air envieux, il est juste en train de martyriser une gamine à l’entrée du sanctuaire. _Il s’est mis là pour surveiller nos entrées et nos sorties, déclara l’amie de cette dernière, une derviche dont le nom lui échappa alors, elle n’est pas prête de passer la petite. _Mais ce n’est pas toi qui a amené ce vieux crétin par ici ? tu ne peux pas le raisonner un peu ? L’ambiance est devenue invivable à cause de lui. Le parangon se sentit encerclé par ces deux regards et eut un soupir profond. _Je vais voir ce que je peux faire… Il les doubla d’un pas rapide pour éviter que Sadha décide de le suivre encore un petit moment et se dirigea vers la sortie en se demandant pourquoi il fallait toujours que cela tombe sur lui. Comme quoi il n’aimait pas les responsabilités…pas pour ce genre d’histoire de pacotille en tout cas. _Mais puisque je vous dis que c’est très important ! Varesh Ossa complote contre Istan, je l’ai entendu en parler avec le général Kahyet ! _Vous proférez des accusations extrêmement graves jeune fille ! J’espère pour vous que vous avez des preuves solides de ce que vous avancez ! _J’ai réussi à subtiliser cette carte, je suis certaine qu’elle pourra apporter plus d’argument à ce que je vous dis depuis tout à l’heure ! _C’est ça, railla l’officier en balayant une mouche qui l’ennuyait depuis tout à l’heure, allez donc faire ça, cela vous empêchera de dire d’autres âneries du genre. Tiens Le Blanc ! Horus grimaça, conscient qu’il n’avait pas été des plus discrets. Il savait que le soldat lui en voulait pour le coup de javelot sous la gorge et à voir son regard, il était tout à fait prêt à lui faire un coup pendable. _Puisque vous avez tout entendu de la conversation, vous allez accompagner cette demoiselle dans sa chasse au trésor, en espérant qu’elle ne se casse pas un ongle pendant le voyage. _Je… _Tout cela sur votre temps libre bien sûr, je n’ai pas le temps de perdre des soldats valeureux à de telles futilités. Le jeune homme serra les dents, piqué à vif. Et en plus, il l’insultait ! Il se tourna vers la gamine décrite par Sadha et découvrit une jeune fille, plus jeune que lui, bien habillée, au visage fin et aux mains impeccables. A voir le bâton qu’elle arborait, elle était sans doute moniale. Mais il ne l’avait jamais vu sur l’île d’Istan. Et elle n’entrait pas vraiment dans le décor de Kamadan. _S’il vous plait, il faut m’aider ! Je suis certaine de ce que j’avance ! Les corsaires ne sont pas ici pour rien ! Il fronça les sourcils quand elle parla des corsaires et lui demanda de lui montrer ce morceau de parchemin qu’elle serrait contre elle comme si sa vie en dépendait. Elle hésita une seconde avant de lui donner d’une main franche. Il le déplia avec délicatesse et devina les lignes côtières des îles d’Issnur. Exactement là où Soda avait dit devoir se rendre. Un mauvais pressentiment l’envahit alors et il leva des yeux inquiets vers la jeune fille qui ne cessait de le dévisager. _Qu’est-ce que c’est censé nous démontrer ? _Je l’ignore. Je sais juste que cela ne peut avoir affaire qu’aux kournans de Varesh. « Des kournans de Varesh…elle était sur l’île il y a peu de temps si je me souviens bien, mais elle était repartie quasiment le même jour…sans certains de ses généraux » Il réfléchit à toute allure, maintenant très inquiet. En même temps, cela ne voulait rien dire. Istan et Kourna étaient en paix depuis l’accès au trône de Turai Ossa, l’ancêtre bien nommé de Varesh. _Vous avez parlé des corsaires ? quel lien aurait-il avec les kournans ? _J’ai entendu parler d’un rendez-vous. Je ne suis sûre de rien de ce côté là mais…croyez-moi, les paroles de Varesh a eu envers son général étaient très claires. _Bon. Il lui rendit son morceau de parchemin, tiraillé. Que devait-il faire ? Kormir n’était pas encore revenue de ses pérégrinations, mais cette jeune fille ne mentait pas. Elle avait vraiment peur. Elle n’aurait pas fait toute cette route pour une plaisanterie. _Je vous accompagne. Mais laissez-moi le temps d’appeler quelques amis. Les îles ne ont pas tout près, et s’il y a autant de corsaire que vous le dites…nous ne serons pas trop de trois pour vous servir d’escorte. _Merci ! Très bien, je vous attend ! Il eut un sourire amusé en découvrant sa mine d’enfant encore naïf. _Puis-je au moins connaître votre nom ? _Oh oui, euh…Tahlkora. Je m’appelle Tahlkora." |
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10/06/2008, 20:44
Message
#15
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![]() Groupe : Membres Message : 18 Joint le : 23/12/2007 De : En vadrouille à travers la Tyrie Membre No. : 173 |
Je suis toujours aussi fan. D'ailleurs, l'un de mes premiers réflexes quand je viens sur le forum est de vérifier si un nouveau chapitre des CdDP n'a pas été posté. C'est que du bonheur, farpaitement!
Une remarque par contre : "Talhoka" ? Ce ne serait pas plutôt Tahlkora ? -------------------- |
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10/06/2008, 23:00
Message
#16
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
*happy* contente que ça te plaise ^^
Euh oui boulette sur Talko...Tahlko...Tal machin quoi Tahlkora...j'oublie tout le temps qu'elle a un "ra" dans son nom, allez savoir pourquoi Ze corrige. |
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12/06/2008, 16:25
Message
#17
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
Nouveau morceau. Un peu spécial, je l'avoue. Mais bon, pas pire que ce que j'ai bien pu écrire auparavant.
Bonne lecture à vous. _Encore dans tes parchemins ? Tu penses manger un jour ? Kitty leva à peine les yeux du papier et tendit une main pour attraper un bout de salade laissée au fond de son assiette. Devona poussa un soupir explicite et tapa un poing sec sur la table. _Ça suffit avec tes éloniens ! On est en Tyrie ici ! et le problème pour le moment, c’est Mély ! _Mély ? L’archère haussa un sourcil intrigué. Alek bailla de tout son long, allongé sous la table de l’auberge où les deux jeunes femmes venaient de déjeuner et se remit en boule, habitué aux humeurs de la guerrière. _Ouais…ton autre toi. Autant lui donner un nom depuis le temps. _« La chose » ne te plait plus ? _La chose me gonfle. Je vais te surveiller cette nuit. Je n’ai pas envie qu’elle revienne comme hier soir. _Je compte dormir en paix, je n’ai pas besoin de toi pour me border. _Ce n’est pas une suggestion. Kitty eut un soupir agacé et baissa son parchemin pour fixer son amie d’enfance dans les yeux. _Tu ne me fais pas confiance ? _Toi si. Et tu le sais. Mély, beaucoup moins. Elle ne m’aime pas, ce n’est pas un secret. _Elle se méfie de toi. Y a de quoi, tu peux le reconnaître. Devona se demanda si elle devait prendre ça comme un compliment ou non. Mais elle connaissait assez sa camarade pour savoir qu’elle tentait de noyer le poisson. _Je resterai à côté, que ça te plaise ou non. Mhenlo est prévenu, il continue de travailler sur les tatouages que tu comptes porter un jour. _Si ça peut l’empêcher de prendre le contrôle de mon corps dès que la fatigue m’envahie, je pourrai même m’en couvrir. Alek fronça légèrement les moustaches. Ça ne lui disait rien à lui ! _C’est moniale que tu auras du devenir, se moqua la guerrière, le menton dans une main, et non rôdeuse. Tu auras fière allure peinte en noir tiens ! Kitty n’eut qu’un soupir en posant le parchemin devant elle. Devona tendit légèrement le cou et devina un croquis représentant quelqu’un qu’elle avait déjà croisé auparavant. _Eh, c’est pas le fantôme du désert de Cristal ? Elle avait tôt fait de reconnaître l’esprit qu’ils avaient aidé à rejoindre le Panthéon des Héros avec ces trois fichues épreuves qui avaient bien failli les envoyer dans les Brumes. _Si. Turai Ossa. Il a été le roi d’Elona pendant un moment. _Ah oui ? marrant, je ne le voyais pas porter la couronne. _Ses descendants continuent de diriger Kournan, l’un des trois royaumes d’Elona. _Hum hum…et alors ? tu veux lui rendre visite pour lui demander des comptes ? La jeune femme se contenta de secouer la tête, sous le sourire hilare de son amie. _Ecoute, je comprends que cela te stresse, mais tu ne crois pas en faire un peu trop ? Ils habitent de l’autre côté de la mer ! On a le temps de les voir arriver. _Et si ce n’était pas le cas ? Devona haussa un sourcil puis soupira en se laissant tomber contre le dossier de sa chaise. Sa choppe de bière était vide. _Qu’est-ce tu veux ? qu’on aille les aborder ? _…je ne sais pas. On ignore à quel point cette chose a affecté les marins. _Aidan reste sur le port au cas où. Il nous dira si quelque chose arrive à l’une de ses connaissances. _Hum hum… La rôdeuse fit signe au tavernier pour qu’il vienne remplir leurs verres et se massa la nuque dans une grimace. Alek s’étira dans un bruit de craquement et sortir du dessous de la table. Il s’ébroua un bon coup pour redorer sa fourrure, puis vint poser son museau sur la cuisse de sa partenaire afin de quémander quelques caresses. Devona vit que son amie réfléchissait à vive allure, les yeux dans le vague. Elle leva sa choppe pour que cette dernière soit emplie à ras bord et attendit patiemment que la rôdeuse lui dise le fond de sa pensée. _Dis-moi…Eve, tu l’as revue récemment ? _Eve ?…hum non pas que je me souvienne. Elle bouge beaucoup et ne se soucie pas vraiment de nous, alors…elle peut être n’importe où. Pourquoi ? Kitty but une gorgée de sa bière et se retrouva avec une moustache blanche qui fit sourire la guerrière. _C’est la meilleure en ce qui concerne les malédictions…je pensais qu’elle pourrait peut-être nous renseigner sur ce symbole qui a enflammé le navire. _Oui enfin…ce n’est pas une spécialiste du feu non plus. _Les malédictions ne s’arrêtent pas à l’art de la nécromancie. Et étant donné qu’elle adore fouiner dans les rayons interdits des bibliothèques…quoi ? Elle porta une main à ses lèvres et devina ce qui faisait sourire aussi bêtement sa camarade. _Très drôle, souffla-t-elle en l’entendant pouffer, tu ne pouvais pas me le dire ? _Ah ah désolée. C’était mignon, tu avais enfin des moustaches. _Comment ça, enfin ?! Devona éclata, hilare. _Un chat sans moustache, ce n’est pas un chat ! _Et ça te fait rire ! La guerrière acquiesça en attirant l’attention des autres clients de l’auberge. Kitty se contenta de bouder, le nez dans sa choppe, et attendit que son amie se calme, les larmes aux yeux. _ …aah ça fait du bien… _Parle pour toi. Elle essuya une larme puis renifla en remarquant l’œil mauvais de la rôdeuse. _Rho c’est bon, souris ! C’était pas méchant. Kitty préféra ne pas répondre et baissa les yeux vers le portrait de Turai Ossa. Droit et fier, son épée en pied, il semblait invincible. Qu’aurait-il fait s’il avait vu la même chose que les héros dans ce navire ? « Après tout, la Liche utilisait la magie des pierres de sang pour arriver à ses fins…et on connaît si mal la capacité de ces runes…tant de chose ont été oublié, par peur ou par bêtise…et si cette magie nous était étrangère ? » Elle reprit une gorgée mais retrouva ses esprits quand Devona pouffa de nouveau de rire. _Ah mais arrête ! Elle lui lança une boule de pain dans la figure pour se venger et la guerrière encaissa le coup sans réussir à se reprendre. Alek poussa un gémissement et roula des yeux, fatigué de les voir se chamailler comme des enfants alors qu’elles étaient censées représenter l’héroïsme et l’autorité. Il s’allongea au pied de sa partenaire, les oreilles abattus à cause de leurs rires. Les boules de mie de pain lui arrosèrent la tête, mais il se contenta de grogner de mécontentement avant de fermer les yeux. Il avait parfois l’impression d’être le seul être sage de cette maison… _Bon… Il faisait nuit depuis longtemps quand Kitty sentit la fatigue lui prendre les yeux. La lecture n’aidait pas, ils ne tenaient plus aussi longtemps qu’avant. _Je devrais peut-être penser à prendre des lunettes pour lire le soir, tu ne crois pas ? Elle tourna la tête et vit que Devona s’était endormie, la tête coincée contre le bras du canapé. Elle haussa un sourcil puis eut un sourire amusé en attrapant de quoi la couvrir. Et dire que c’était à elle de veiller ce soir… _Alek ? Le félin dressa ses oreilles puis le museau, inquiet. _Je vais prendre un bain, tu veux bien garder un oeil sur notre intrépide en attendant ? Il souffla par le museau, peu enclin à plaisanter pour le moment, et se laissa caresser une seconde lors de son passage devant lui avant de reposer sa tête entre ses pattes. Kitty entreprit simplement de remplir le bac d’eau de pluie, ce qui lui prit un certain temps, avant de le traîner vers une sorte de chaleur. Le félin la regarda faire d’un œil à demi ouvert. Il la vit se déshabiller, habitué au spectacle, mais quelque chose attirait son attention et il se redressa subitement. _Gnouf ! _Hum ? Il galopa vers elle, la fourrure frémissante. _Quoi, qu’est-ce qu’il y a ? Kitty regarda autour d’elle sans comprendre et tourna sur elle-même en le voyant faire de même. _Alek, je vais prendre froid si je reste dans cette tenue, tu…Alek ! Son familier fit demi-tour et s’en alla quasiment sauter sur la guerrière qui dormait sans rien demander à personne. _Eh !! Devona fit un bond en le repoussant de ses mains et secoua la tête, encore sous le choc. _Non mais t’es pas bien ! Qu’est-ce qui… Elle le suivit du regard et tomba sur une Kitty en tenue d’Eve qui ouvrait les mains sans comprendre plus que lui. Elle eut un soupir en soufflant sur une mèche qui était passée par dessus son bandeau. _Oui et bien quoi ? tu trouves que t’as grossi ? L’intéressée leva les yeux au ciel. _Non c’est Alek qui est devenu bizarre en me voyant…pourquoi tu trouves que j’ai grossi ?! Où ça ? Elle se regarda sous toutes les coutures et décida de sortir du bac d’eau, déjà frissonnante. Devona eut un soupir fatigué avant de voir ce qui clochait. _Ton dos ! _Quoi mon dos ? on ne grossit pas du…eeh ! La rôdeuse sursauta violemment quand son amie l’attrapa par les épaules pour l’empêcher de bouger. _Tu as une inscription dans le dos ! _Excuse-moi ? Elle tenta de voir en se tordant le cou, mais ne vit que des taches noirs qui lui parcourait la peau juste en dessous de l’omoplate gauche. Elle passa une main sous son bras et sentit les aspérités avec des doigts tremblants. _…c’est juste à l’endroit de mon cœur… _La vache. Quand est-ce que tu t’es fait ça ? _Jamais tu penses ! Ce n’est pas pour rien que je harcèle Mhenlo pour qu’il m’aide à…qu’est-ce que ça dit au fait ? _Euhh… Devona plissa des paupières pour tenter de décrypter les lettres qui tournaient dans un rond presque parfait. _Je n’en sais rien…on dirait une langue étrangère…jamais vu un truc pareil. _Tu plaisantes ? rha et je ne vois rien ! _Attends, je vais chercher un miroir. Essaye de te couvrir en attendant, ou tu vas attraper la mort. La rôdeuse acquiesça et attrapa la couverture qu’elle a placé sur sa camarade. Elle s’enroula dedans et laissa ses épaules libres, très nerveuse. Alek tournait en rond, paniqué, poussant des grognements de colère, comme s’il s’en voulait de n’avoir rien vu auparavant. _Comment aurais-tu pu ? déclara sa partenaire en devinant ses pensées, je n’avais rien hier soir. Et je me déshabille rarement en pleine journée. Il fronça des moustaches et vint s’asseoir à ses côtés de toute sa hauteur, le buste en avant. Kitty lui caressa entre les deux yeux, consciente qu’il avait peur pour elle. Elle n’en menait pas large non plus, elle devait bien se l’avouer. Cette inscription était apparue sur sa peau sans même qu’elle ne le sente et il n’y avait pas beaucoup de solution pour expliquer une telle chose. C’était soit Mély, soit Mélandru…mais jamais une déesse agissait directement sur un humain. _Enfin en même temps, c’est bien ce qu’elle a fait sur ma mère… Le familier hocha sa gueule, les babiches retroussées. _J’ai ! dis donc, on n’a jamais acheté de miroir depuis qu’on s’est installée ici ? Devona revint de l’étage avec un petit miroir portatif et à voir le style baroque, cela n’appartenait à aucune d’entre elles. _C’est à Cynn, crut-elle bon de préciser avant de venir dans son dos, fais-moi penser à en acheter un à accrocher dans le salon. Ça manque l’air de rien. _Tu as besoin de te regarder dans la glace maintenant ? _C’est une question pratique ! s’agaça la guerrière, légèrement vexée, regarde, j’ai été obligé d’aller fouiller dans nos gibernes pour en trouver un. _C’est Cynn qui va être contente…un peu plus à gauche s’il te plait. L’archère tira sur son épaule pour rendre les lettres visibles et manqua de se faire au cou en essayant de lire l’inscription à l’envers. _Rha non ça ne sert à rien. J’ai les yeux qui fatiguent. _Ça tu m’étonnes…entre le tir à l’arc et tes lectures nocturnes, pas étonnant qu’ils demandent grâce. Alek feula pour attirer leur attention et poussa une petite table du museau. Dessus, des parchemins vierges que les jeunes femmes utilisaient pour se laisser des messages en cas d’absence imprévues de l’une ou de l’autre. Il ne manquait plus que la plume. _Euh d’accord, grimaça Devona, mais…je suis nulle en dessin. _Tu vois une autre solution ? je ne vais pas me déshabiller devant Mhenlo ou d’autres qui pourraient me dire ce que cela signifie ! _Si tu ne veux pas mourir grillée à la broche…se moqua la jeune femme avant de redevenir sérieuse, bon d’accord. Mais évite de bouger alors, car ça ne va pas être simple. L’archère n’eut qu’un soupir en allant s’asseoir dans leur canapé pour pouvoir lui montrer son dos en étant un brin installée confortablement. Alek resta droit, fin observateur et Devona se pinça les lèvres pour rester concentrée. Si on lui avait dit qu’elle devrait un jour faire une chose pareille… _Par contre, j’ignore par où ça commence…ça semble se rejoindre dans un cercle infini. _Montre ? Elle lui tendit le parchemin avec l’inscription fidèlement mais maladroitement retranscrit et la rôdeuse fronça les sourcils. _Quoi, c’est si mal écrit ? _Non c’est…enfin je ne suis pas une experte mais…on dirait du transcrit ancien. _Du transcrit ? _La première langue des hommes. Cependant, je n’en ai vu que dans les inscriptions qui parcouraient les murs de l’académie à l’époque et j’étais avec Dame Althéa. Je n’ai pas jamais eu le temps de l’interroger dessus. _Ouais bah avant de partir dans des trucs mystiques, on va demander à notre moine, d’accord ? c’est peut-être simplement mal fait ! Les tatouages changent avec le mouvement. Et je suis vraiment très nulle en dessin. _Hum…tu n’as pas tord. On lui demandera demain. _Tu crois pouvoir dormir avec ça ? Kitty posa le parchemin sur ses genoux, pensive. _En même temps, je n’ai pas vraiment le choix. Je ne sens rien, ça ne me fait pas mal et ma peau ne réagit même pas. _Gnouf ! Alek se redressa sur une patte, devenant ainsi deux fois plus grand. _Et j’ai un bon ange gardien. Devona n’eut qu’un soupir. Bien qu’elle avait toute confiance en félin, elle n’était pas certaine de savoir comment il fallait réagir. Qu’est-ce que l’esprit de Mélandru avait encore inventé ? |
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25/06/2008, 16:34
Message
#18
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![]() Modératrice GW Groupe : Modérateurs GW Message : 508 Joint le : 23/12/2007 De : Nord de la Tyrie Membre No. : 117 |
Voici un nouveau morceau sans prétention...depuis le temps ^^ je n'ai pas abandonné mes chroniques mais comme vous pouvez vous douter, cela prend beaucoup de temps à écrire et ce n'est pas mon seul projet. Alors selon l'inspiration, je passe à autre chose.
Et cela peut aussi permettre à certains d'entre vous d'avoir le temps de lire ce qui précède sans se sentir bousculer par les mises à jours régulières. On retrouve donc les lanciers du soleil dans une chasse au trésor un peu particulière. Bonne lecture à vous _Attention ! Un javelot siffla aux oreilles de la jeune Tahlkora qui se ratatina aussitôt, les mains sur la tête. L’écailleux tomba lourdement sur le flan, transpercé de part en part. Horus eut un soupir de soulagement et lui tendit une main pour l’aider à se redresser. _Ça va ? _Euh…oui, je crois. Elle s’épousseta en tournant sur elle-même, soulagée de ne pas être blessée et acquiesça avec une mine gênée. _Evite de foncer ainsi, lui déclara gentiment Melonni, sa faux sous le bras, car en tant que moniale, tu n’es pas très résistante. De plus, les îles d’issnur sont emplies de piège et de mangrove. _Oui…je comprends. Horus évita de lever les yeux au ciel et rejoignit Koss qui s’était baissé plus loin pour ramasser l’objet qui avait soudain attiré l’attention de la jeune fille. Un morceau de parchemin. _Vu les cadavres environnants, soit les écailleux ont fini les corsaires, soit les autres lanciers sont déjà passés dans le coin. _Hum…c’est bien ça qui me fait peur. Continuons, ils ne doivent pas être loin. Le petit groupe reprit sa marche en faisant attention au sable qui les entouraient. Quelques mangroves sortirent de leur nid mais elles furent bien vite repoussées. Horus vit son village natal au loin et accéléra le pas pour aller à la rencontre de l’ancien qui semblait l’attendre. _Ils vont bien, lui déclara-t-il d’un ton calme comme s’il avait deviné ses pensées, les plaies sont déjà pansées. _Les plaies ? _Oui les corsaires étaient plus nombreux que prévu. Mais rassure-toi, tout est rentré dans l’ordre. Le parangon doubla le doyen d’un pas pressé et passa sous le tissu d’une tente qui accueillait les voyageurs perdus. _Tiens le faucon. T’es en retard ! Soda lui fit un petit signe, assis dans un coin, le bras en écharpe et des ecchymoses sur le visage. Kyaa était allongée mais vivante. _Qu’est-ce qui s’est passé ? _Une attaque en règle. Mais on leur a foutu la pâté de leur vie ! Tu aurais du voir ça, du grand art ! _Je veux bien te croire vous connaissant…Kyaa…ça va ? La jeune femme leva une main et retira le linge qui lui couvrait les yeux. Elle était fatiguée mais consciente. _Qu’est-ce que vous venez faire dans le coin au fait ? reprit Soda, maintenant surpris de le trouver là, Jek s’est inquiété de ne pas nous voir revenir ? _Euh pas vraiment non. J’accompagne une fille pour une chasse au trésor. _Une chasse au trésor ? Tu te fiches de moi ? _J’aimerai bien. Tiens, ne bouge pas. Le parangon se redressa et sortit la tête de la tente. _Tahlkora ? tu peux venir un moment ? _Oui bien sûr. Elle vint vers lui au pas de course, soudain très excitée à l’idée qu’il fasse appel à elle. _Mes amis sont blessés, tu penses pouvoir faire quelque chose ? Elle passa sous le tissu tendu et vit les lanciers qui patientaient malgré la fatigue. Horus l’encouragea d’un regard et elle entra plus bravement, les mains moites. _Je vais essayer. Elle s’approcha de Kyaa et la lancier la regarda venir, méfiante. Melonni vint voir ce qui se passait et regarda la jeune fille se prêter à quelques formules pour soulager la douleur de la guerrière. _Elle semble douée. _Oui. Mais diablement naïve. Je ne sais pas à quoi elle pensait en venant nous trouver. Tu l’as vu se jeter sur le parchemin sans réfléchir ? _Elle semble avoir beaucoup de préjugé quand à notre rôle. Mais elle t’aime bien. Elle t’écoute au moins. _Oui bon…hum ! La derviche eut un large sourire en voyant le faucon rougir légèrement. Toujours aussi timide avec les femmes. _Et le parchemin, où nous mène-t-il cette fois ? _Ah attends. Il le reprit à sa ceinture et l’ouvrit sous les yeux de sa camarade. Toujours un plan à moitié déchiré qui leur désignait un lieu bien loin d’ici. _Les étendues de Zhelon…drôle d’endroit pour un rendez-vous, si près l’Astralarium et de l’Aube des champions… _Peut-être qu’il s’agit d’un autre morceau de carte. Les deux héros levèrent le nez sur Koss qui venait de s’incruster entre eux, un coquillage chaud entre les dents. _Tu crois vraiment que c’est le moment de manger ?! s’agaça Melonni en reculant la tête. _Eh j’ai faim ! Tu as vu toute la route que l’on a du faire pour ce simple morceau de papier ? _On va surtout devoir revenir sur nos pas si tu as raison…souffla Horus, pensif. Il jeta un coup d’œil derrière lui et vit Tahlkora en train de discuter avec Soda. Ce dernier la trouvait à son goût. Il était vraiment sans force face à une jolie fille. _Tu crois à son histoire avec le général Kahyet et les corsaires ? je veux dire, c’est quand même gros. Je vois mal Varesh Ossa faire une chose pareille. Et surtout, pourquoi ? _Je l’ignore…mais il faut bien avouer que l’invasion récente des corsaires mérite qu’on s’y arrête… _N’oublie pas qu’on n’a pas le droit de s’en prendre aux Kournans. Cela pourrait être pris comme une attaque en règle. _Oui mais notre travail est aussi de surveiller ce qui se passe sur l’île. Restons sur les corsaires et regardons ce qui se passe. En attendant, nous allons ramener les autres au sanctuaire. _Tout ça pour ça, soupira Koss en jetant la coquille vide de son déjeuner, j’espère vraiment que ça vaut le coup cette histoire ! Les heures suivantes furent calmes et silencieuses. Le groupe lancier reprit la route pour le sanctuaire alors que la nuit tombait sur l’horizon, et continua sa mission dès que le soleil fut de retour. Les étendues de Zhelon étaient fidèles à elles-mêmes, emplis de plantes monstrueuses et de harpies belliqueuses. Cependant, plusieurs cadavres leur firent comprendre que d’autres étaient passés par là. Des corsaires évidemment. A l’endroit même où ils s’attendaient à les retrouver. _Attention au capitaine, il m’a l’air ré…. _Iaaaa ! _…sistant… _Koss ! Reviens ici, abruti ! Tahlkora eut un petit rire en voyant l’intéressé s’élancer en criant, peu réceptif aux recommandations de ses compagnons. Cependant, elle comprit rapidement que le guerrier s’était encore jeté tête la première dans la bataille et que c’était à elle de le soigner en cas de coup dur. Coup qu’il ne tarda pas à recevoir, une épée plantée dans l’épaule. _C’est pas vrai ! Melonni effectua un magnifique tour sur elle-même, armée de sa faux aiguisée et trancha dans la chair des combattants des alentours. Horus se leva doucement dans les airs et la jeune moniale put admirer ses ailes blanches quand il entonna un chant protecteur qui enflamma le capitaine des corsaires. Elle se jeta sur le morceau de parchemin qui s’envola sans prévenir, légèrement roussi, et l’attrapa à temps. _Tahlkora ! Les soins ! _Oups ! Elle fit volte-face et se chargea de soutenir le guerrier qui finissait les deux archers encore debout. _Désolée… Horus revint sur terre et lui présenta un visage fermé. Elle s’enfonça la tête dans les épaules, penaud. _Ta première mission est de nous soigner, pas de courir après les feuilles volantes ! On est bien d’accord ? _ …mais je me suis juste laissée emporter ! _Une fois que nous serons tous morts, tu penses pouvoir te débrouiller toute seule ?! Non je ne crois pas ! _Horus. Melonni posa une main calme sur son épaule. _Je m’en occupe. La jeune moniale eut une grimace quand le parangon fit demi-tour après avoir tendu une main franche vers elle pour récupérer le bout de carte abandonné par le capitaine. La derviche la secoua un peu pour la rassurer. Elle avait encore besoin d’apprendre, mais elle devait surtout se concentrer. Ce n’était pas un jeu. Ces corsaires étaient réellement dangereux. _Où va-t-on cette fois ? demanda Koss après s’être longuement étiré. _Tu ne vas pas aimer… Il lui tendit le morceau de parchemin et le guerrier étouffa un juron de colère. _Les archipels ?! Mais on en vient ! _J’imagine qu’ils essayent de se réunir à un endroit précis, là où peu de monde se rend à l’accoutumé. Les archipels de Mehtani sont quasiment désertes en dehors des marées. _Mais très faciles à aborder …ouais je sais…qu’est-ce que tu fais ? _Je vérifie… Agenouillé sur la terre sèche, Horus prit le temps d’étaler les morceaux de papier qu’ils avaient récupéré. Cela formait bien une carte. Mais l’endroit défini n’était pas encore indiqué. _Beaucoup de précaution pour une simple réunion… _Ça a l’air de se passer dans les terres… _Peu logique pour ces hommes qui viennent surtout des mers… _Les kournans ? _Peut-être. Je sais qu’un des généraux de Varesh est resté plus longuement à Kamadan. Peut-être s’agit-il de ses hommes ? Koss fit une moue explicite. Ce n’était pas son genre de réfléchir à ce genre de chose. Il laissait volontiers le jeune parangon le faire pour lui. C’était beaucoup moins dangereux. |
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25/06/2008, 17:52
Message
#19
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![]() Groupe : Membres Message : 434 Joint le : 22/12/2007 De : Brest Membre No. : 88 |
Ah bah enfin !
Moi qui n'accrochait pas trop à l'histoire d'Horus finalement je la trouve de plus en plus intéressante, j'aime beaucoup la manière dont tu gère les caractères des héros -------------------- ![]() |
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26/06/2008, 13:25
Message
#20
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![]() Groupe : Membres Message : 732 Joint le : 22/12/2007 De : Montpellier Membre No. : 93 |
Oh la pauvre tahlkora , c'est toujours après elle qu'on crie , c'trop injuste
Tout comme Lyli , j'avoue que je suis plus emballé par l'histoire de Kitty qui est vraiment très mystérieuse avec cette histoire de tatouage mais l'histoire d'Horus commence à être intriguante à partir de ce chapitre. -------------------- Mai , répond moi qu'est ce qu'il ce passe! Mai ? Ah ouai la petite asiatique qui cogne sur tout ce qui bouge, elle n'est pas prête de reparler à quelqu'un. La dernière fois que je l'ai vue elle était tout en bas d'une sorte de cage d'ascenseur avec un camion planté dans le cul. |
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Version bas débit | Nous sommes le : 09/02/2010 - 14:16 |